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minée ; re qui nepeut produirequ’un effet nuisible par la com-motion de l’air, si la cheminéen’était pas bonne.
D’autres mettent sous la che-minée une chaudière pleined’eau ; mais les vapeurs qui s’enélèvent, loin d’éteindre le feu,semblent lui donner une nou-velle force.
L’eau qu’on jette dans la che-minée par le haut est inutileaussi, parce qu’elle coule parle milieu du tuyau et non lelong des parois.
Il est plus utile de boucheravec du fumier l’orifice supé-rieur du tuyau de la cheminée,ou de boucher exactement ledevant de la cheminée avec undrap mouillé ; c’est le moyend’intercepter le passage de l’air,et sans air le feu ne peut sub-sister.
Zacharie Grevl , graveur àAusbourg , a donné , avant1720 , l’idée d’une machine àpoudre pour éteindre le feu.
On indique encore dans leséphémérides des curieux de lanature , comme un moyen sûret prompt, de prendre un peude pondre à canon , de l’hu-mecter avec de la salive, pourla lier et en former une petitemasse, de la jeter dans l’âtrede la cheminée : lorsqu’elle estbrûlée , et qu’elle a jeté unevapeur considérable, on en jetteune seconde fois, puis une troi-sième , et ainsi desuite, autantqu’il est nécessaire. Bientôtl’incendie est éteint et commeétouffé par cette vapeur. L’onvoit tomber du tuyau de lacheminéç des gateaux de suie,
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tout ardens , sans qu’il restedans le tuyau le moindre ves-tige de feu.
Cet effet est produit sansdoute par la vapeur qui détruitl’élasticité de l’air. On peutdonc obtenir le même succès ,en jetant dans le foyer du soufreconcassé ou du fil soufré. Lavapeur de l’acide volatil , ensedégageant parla déflagration,diminue l’élasticité de l’airdont le concours est nécessairepour l’inflammation. L e Journalde Paris , mars 1785 , n°. 85 , etles Affiches de Province , 1785 ,n°. 58 , rapportent une expé-rience qui prouve que l’usagodu soufre a parfaitement réussi.Nous invitons nos lecteurs àlire dans la Collect. Acadêmpartie étrang. , t. XIII , p. 14 eti 58 , un mémoire sur la causede l’extinction de la llammedans un airrenfermé. On y trou-vera plusieurs expériences quifourniraient peut-être de nou-veaux procédés utiles.
Voyez au mot Incendie , lesexpéaiens auxquels on peutavoir recours pour les arrêter ;voyez aussi Embrâsemens spon-tanés^
§ III. Feu grégeois.
Voici ce que dit à ce sujetPorta , dans sa Magie Naturelle,liv. XII , chap. 2. « C’est àl’invention des Grecs qu’estdue cette composition. Pourattaquer avec succès des vais-seaux , on fait bouillir ensem-ble du charbon de bois desaule, du sel, de l’eau-de-viebrûlée, du soufre, de la poix4