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«ne eau de bleu de Prusse ex-trêmement légère, qu’on étendavec une petite éponge des deuxrûtés du papier. La deuxièmecouleur est celle des jets de feubrillans , cjui est d’un blanctrès-vif; le papier seul, sansaucune teinture , est suffisantpour rendre cette couleur. Latroisième, qui est celle des jetsde feu d’une couleur jaunâtreou dorée, s’imitera fort bien encolorant le papier avec une eaude safran plus ou moins forte ;et la quatrième est celle desjets de feu qui s’emploient or-d inairement dans les piècesd’ar-tilice qui forment des cascades;on donne cette couleur au trans-parent en mettant im peu decarmin délayé dans l’eau de sa-fran ci-dessus. Il est encore unfeu bleu dont on forme deschiffres et emblèmes, ou d’au-tres figures qui se mettent aucentre des soleils ; il ne sera
f ias difficile d’imit r cette cou-eur avec le bleu de Prusse ,que l’on pourra foncer plus oumoins. Si parmi les feux d'ar-tifice qu’on se propose, de cons-truire, on y voulait placerqnel-ques pièces en ornemens dontles couleurs fussent transparen-tes , et au travers desquelles oudût découvrir de l’artifice, ilfaudrait y emplov.er du papierplus épais et des couleurs plusfoncées, quoique transparentes,afin que les parties qui imitentl’artifice ne perdissent pas leuréclat , attendu que dans cessortes de pièces ce sont les om-bres artistement opposées auxlumières qui doivent produireles effetsagréablesqu’onen peutattendre.
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Après avoir parlé des cou-leurs, voyons la manière depréparer le papier pour lui faire ;rendre la forme et la figure desjets de feu , des globes , des py- iramides, des soleils, des co- 'lonnes, des cascades, etc. : onemploie à cet usage du papiertrès-fort noirci des deux côtés,afin qu’il soit pins opaque. Onpeut encore , au lieu de le noir-cir , lui donner une couleurbleue très-foncée , qui r erabeaucoup valoir celle qu'ondoit voir au travers des partiesdécoupées. Veut-on imiter uneperhe de Jeu. '' on fait avec un ca-nif, et a chaque jet , trois oucinq ouvertures très-étroites,a! huit en pointe vers leurs ex-trémités, et on piquera avecde petits emporte - pièces destrous un peu .blougs, sans af-fecter aucune égalité entre leursdistances, et observant seule-ment qu’ils aill nt former deslignes droites qui doivent serendre nu pied de res jets. Ceque I on vient de dire pour lagerbe de feu , s applique aux,o lei/s , aux croi.r de chevalieret aux cascades , qui ne sont quedes jetsde feu disposésen rayonsou en chute d’eau. A l'égarddes pyramides , fiches , cc.lon-ites, etc. qui doivent paraîtretourner sur leurs axes, on lesdécoupe, avec- un canif, en fi-lets fuyans qui, par leur con-tour, semblent former une guir-lande amour de la colonne oudu globe : l'espace compris en-tre charrue filet doit être troisou cmatre fois aussi large queces filets mêmes. Sur toutes cesI pièces ainsi découpées , On ap-