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feu , et menacer d’embrâser,pour ainsi dire , l’objet de leurspoursuites. Chaque flambeaude fer blanc contient une fortemèche trempée dans l’esprit-de-vin , et un petit tuyau à côtérempli de poix-résine, d’ar-canson , ou plutôt de lycopo-dium ( cette dernière substancene donnant pas d’odeur). Voyezle mot Lycopodium du Manueldu Naturaliste ). Comme cetuyau est par l’extrémité percéd’une multitude de trous, ensecouant leflambeau, la poudres’enflamme, et offre aux yeuxdu spectateur ces lames de feuplus effrayantes que dangereu-ses. Celte inflammation subitene dure qu’un moment et nes’attache pas.
FLAMMES COLORÉES,La pyrotechnie est de tous lesarts celui qui a donné le plusd'attention à la couleur desflammes que produit chaquesubstance enflammée , et c’estpar un choix heureux de cessubstances, c’est par leur mé-lange, leur préparation et leurcombinaison , qu'elle offre ànos yeux le spectacle brillantet varié des feux de toutescou-leurs. Nous ne donnerons pointici les procédés qu’elle emploieà cet effet. ( Voyez Feux d'ar-tifice. ) Nous ne parlerons pasnon plus des illuminations encouleur , parce que leur effetest dû , non à la flamme, maisaux verres ou papiers colorésdont ont.tnsert, comme on peutle voir au mot Illumination.Nous nous contenterons d’in-diquer ici les substances dontles flammes sont diversement
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colorées , et dont le spectacleagréable à la vue peut donnerl’idée d’un genre d’annisement,aussi plaisant que facile. Onsait que le feutre, mis au feu,donne les couleurs les pi usbelles;ou y distingue le jaune doré etle bleu céleste le plus éclatant ;c’est ce qu’on éprouve en jettantdes morceaux de vieux cha-peaux dans le feu. Nousdevon*avertir cependant que ces cou-leurs dépendent des matièresqui sont entrées dans la tein-ture , ce qui contribue à la va-riété , à l’abondance et à la den-sité des couleurs.
Le bois de chêne , verd ,donne une flamme de couleurjaune.
L’esprit-de-vin avec du selsédatif, donne une flamme decouleur bleue.
Si l’on mêle et confond , pourainsi dire , ces deux flammesensemble, on obtient une flam-me de couleur verte.
Le P. Schott assure qu’on ob-tient , avec de l’eau-de-vie oude l’esprit-de-vin, en y met-tant le feu , des flammes de di-verses couleurs , suivant lesdifférentes substances qu’on ya mêlées auparavant. Par exem-ple , cette liqueur préparée avecde la rouille de fer , donne uneflamme de couleur verte fon-cée ; avec du ciunabre la flam-me est rouge ; avec du soufreelle est bleue ; et ainsi des au-tres couleurs.
M. de Réaumur, en parlantdes turquoises qui n’acquièrentleur couleur que par le feu ,étant dans leur état brut de cou-leur blanche, marquetées d’un*