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Tome troisième.
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infinité de points bleus foncés ,ce qui donne à la matière uncoup-d’œil gris de fer, dit quela flamme est te dissolvant dela couleur,sur-toutdu verd; carsi on brûle du bois peint enverd, la flamme en a la couleur.Pour avoir cette flamme , onn’a qu’à peindre un morceaude papier de verd-de-gris , ouétendre sur cepapïerdu verd-de-gris réduitenpoudreel lebrûler.Pourquoi la flamme ne se char-gerait-elle pas , comme les au-tres fluides , de la partie colo-rante f Si l’on jette au feu ceue l’on retranche des bordses chapeaux, on verra d’abordune flamme blanche, et ensuitede très-belles couleurs bleues,vertes et violettes , ce qui vientdu mélange du verdet avec lesautres drogues qui entrent dansla teinture des chapeaux, Et cemême feu , qui dissout la pou-dre du verd-de-gris , ne la dis-sout plus si elleest entrop grossemasse ; ainsi une couche tropépaisse, ou un morceau de verd-de-gris gros comme un pois ,enveloppé dans du papier, misau feu, la flamme ne prendrapas de couleur. Comme la flam-me d’une bougie qui fond un fild’argent trail, n’agit pas contreune masse. ( Collect. Acad. ,part, franç. , tom. IV, p. 218.)Mais non-seulement la flammese charge de la partie colorantedes corps quelle consume ,elle transporte encore la cou-leur sur les objetsqu’el le éclaire.Voyez l’article Jeux Physiques ,6 e . expérience.

FLÈCHES EMPOISON-NÉES. M. de Favv a donné

F L E

une dissertation assez longuesur l’usage des flèches empoi-sonnées. Elle est insérée dans laTraduction de Pline , par M.Poinsinet de Sivry , t. XII, p.45 o. Il paraît que les sauvagesAméricains employaient pourempoisonner leurs flèches , lesuc du Mancenilier ou celui dola Liane des marais , appeléedans la Guyanne Curare , oucelui de l’aliouai'- guaeu. LesArabes employaient au mêmeusage Je suc d’un arbuste lacte-scent , appelé dans leur langue1 hark,e t en langue Perse gulbutsamour. On soupçonne que lesarmes indiennes empoisonnées,sont enduites du venin des ser-pens. Les insulaires de Javafrottent leurs traits avec le sanget le venin du lézard Gecko.mort sous les coups de fouet. Le»alênes des Macassars ou ai-guilles à sarbacanes dont ils seservent , sont empoisonnéesavec le suc d’un arbre qu’oncroit être du genre des allouaid’Amérique . À Ceylan , on tirala matière veneneuse du Ne-rium ou laurier rose. M. de Pawcroit que les Gaulois empoison-naient leurs armes avec le sucdu caprifiguier. Enfin il assureque dans quelques cantons desPyrénées et des Alpes , on ex-prime le suc des racines de l’a-conit ( thora ) , pour oindre lesarmes de chasses , telles que le*piques, les bayonnettes.

M. Charles Coquebert, dansun mémoire du à la SociétéPhilomatique , en 1798 , ob-serve que les anciens nabitans-de l'Europe se servaient de troisplantes pour empoisonner leur}.