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Tome troisième.
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de verre, espérant que la cha-leur les suffoquerait, ce quiréussit ; mais ayant imprudem-ment approché le visagede la cloche , il sentit unevapeur forte qui lui occasionnaun violent mal de tête ; le corpslui enfla j il éprouva des agita-tions qui firent craindre poursa vie ; heureusement quil sefit une éruption qui dura troisjours, au bout desquels le calmese rétablit ; mais sa peau tombapar écailles; ainsi, il faut êtreréservé avec ces insectes, et nepas sexposer imprudemment àleur acide formique, corrosif.

Si lon veut se procurer pourlusage de la médecine un grandnombre de fourmis, il ny aquà placer auprès de la four-millière, à la surface de laterre, un vasê il y ait un peudesprit-de-vin; les fourmis,accoutumées à tenir la mêmeroute, rôdent autour du per-fide vaisseau, lodeur de les-prit-de-vin les enivre, et lesfait tomber au fond du vase;en moins dune heure une four-millière est détruite.

§ III. Pour éloigner les fourmis

des offices et des apparte-

trtens.

On est prodigieusement in-commodé par les fourmis dansles Indes . Pour conserver sesprovisions de sucre, on les sus-pend au plancher au bout dunecorde à poulie. Pour garantirles sucriers, qui sont dun usagecontinuel, on les tient au mi-lieu dune assiette quon rem-plit deau, le moyeu réussit

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pour quelque temps; à la lon-gue, il devient inutile, et ilfaut renouveler leau assez sou-vent.Les fourmis saguerrissent;elles viennent bientôt en fouleentourer le fossé quon leur aopposé, et elles essaient avecun courage incroyable de lefranchir; les plus avancées,celles qui sc trouvent à la tête,périssent les premières; cellesqui suivent, avancent à la fa-veur des corps morts de celles- ; il en succède une infinitédautres qui éprouvent le mêmesort à la suite les unes des au-tres ; les corps de toutes cesvictimes, qui se sont sans doutedévouées pour le bien larépublique, forment enfin unpont de communication, quisert aux autres sujets à passerjusquau sucre et à lenlever.Jai souvent pris plaisir à ré-péter cette observation , dit M.Gentil dans son voyage dansles mers de lInde .

On lit dans le journal intituléNouvelles de la République desLettres et des Arts, par M. dela Blancherie , 1779 , p. 102,quun particulier de Leipsickayant appris, par les papierspublics, quon proposait un mil-lion à celui qui aurait trouvéun moyen de détruire, danslîle de la Martinique , des four-mis dune espèce très-nuisibleaux productions de la terre,etmême à la santé des hommes,offrait un secret quil disaitposséder à cet effet.

Les fourmis qui marchentpar légions, lorsquelles ontfait découverte de quelque su-crerie , cQafiturè», ou autre