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plus salutaire , et plus agréableaux animaux , que les herbes etles racines potagères, qui tien-nent le premier rang parmi lesressources indiquées.
Les pommes-de-terre , la ca-rotte et les gros navets ou tur-neps , sont spécialement recom-mandés , comme les plantes lesplus propres à favoriser la mul-tiplication des bestiaux , l’a-bondance des engrais , et con-séquemment le produit des ré-coltes. Leur culture bien enten-due fait une des principalesrichesses rurales économiquesdes endroits où elle est adoptée.( Voyez Bled , § XV , Pommes-de-terre , § XVI, Turneps. )
On peut encore tirer parti desterres en jachères , en les con-vertissant en prairies momen-tanées , au moyen du maïs , duseigle, de l’orge , du sarrasin ,de la vesce, des pois et des fè-ves. Ces différentes plantes cou-pées en herbe, loin d’appauvrirje terrein , le rendent plus pro-pre encore aux récoltes futures.( Voyez Prairies, § I' 1 . )
L’emploi des feuilles d’arbreset de la vigne, a paru d’un usageimportant pour les bestiaux ;ils les préfèrent aux fourragesordinaires, et c’est une excel-lente nourriture pour l’hiver.Voyez à l’appui de celte asser-tion , une lettre insérée dans lejournal intitulé Nouvelles de laRépublique des Sciences et desArts , par M. de la Blancherie ,iÿ86 ,p. 162.
A cette instruction , le gou-vernement fit joindre des pom-mes-dê-terre , du maïs et de lagraine de turneps, pour être
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distribués dans les differentesprovinces du royaume quiavaient le plus souffert de la sé-cheresse.
Dans le même temps , l’Aca-démie de Bordeaux fit annoncerun prix de 600 liv. pour le cul-tivateur qui, par une des cultu-res ou quelqu’un des moyensindiqués dans un avis particu-lier qu’elle avait fait distribuer,aurait conservé pendant l’hiversuivant le plus de bétail ; et unemédaille d’or de 3 oo liv., pourle propriétaire de cette géné-ralité qui aurait encouragé etintroduit dans son canton l’éta-blissement et l’usage d’une deces cultures.
Il a paru dans la même an-née, deux ouvragesdeM. l’abbéCommerel, l’un intitulé : Mé-moire et instruction sur la cul-ture , l'usage et les avantagesde la racine de disette ; l’autre,qui n’est que le précis du pré-cédent, sous le titre de Lettressur la culture d'une plante-ra-cine de la plus grande ressourcepour l'engrais des bestiaux et lanourriture des gens de campagne.La plante dont il s’agit est uneespèce de betterave, connuesous le nom de mangel-wurzel .(Voyez Betterave champêtre . )Le mémoire qui se vendait àParis , chez Buisson, contientencore des instructions sur laculture des carottes, de la spar-gule, et autres plantes secon-daires pour les fourrages. Il enest parlé dans le Journal de laBlancherie , 1786, p. 4 2 7 -
M. Bruhm , dans un ouvragequ’il a fait imprimer en 1786,à Leipsick, intitulé : Quastio