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Tome troisième.
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FOU

est pratiquée par plusieurs agri-culteurs anglais et français. Ellen’exige point de combustibles;consommation assez dispen-dieuse pours’opposerdans beau-coup d’endroits à l’usage despommes-de-terre , qui , man-gées crues, sont aqueuses et dedifficile digestion. On peut aus-si , pour écraser les pommes-de-terre en peu de temps, les fairepasser dans la meule à cidre.Cette seule opération diminuebeaucoup lesinconvénieus atta-chés à leur usage habituel.

FOURRURES . La rigueurdes hivers a obligé tous les peu-ples du Word à faire, usage desfourrures. Ces peuples les re-gardent en même-temps commeun objet de luxe et d’utilité. Leprix considérable qu’y mettentchez eux certains seigneurs, esttoujoursveialifà la beauté réellede la fourrure , et à la difficultéde se la procurer. Or, celtebeauté consiste dans la longueurdu poil de l’animal, sa douceur,son épaisseur et sa couleur. Cesdifférentes qualités-se trouvantgénéralement réunies dans lespoils du dos, ceux du ventresont par conséquent peu re-cherchés. Les fourrures les plusestiméessout lapointedeefueuede martre - zibeline, nomméeSable (voyez Zibeline ); la sur-queue, ou cette petite portionde fourrure qui est antérieurerelativement au bout de laqueue; le dos des martres, sur-tout de celles qui sont très- .noires ; le renard noir, le re-nard blanc (1), l’hermine, le

loüp blanc , le baranki , oitagneau mort-né, venant d’As'tracan, noir, gris, argenté p 11blanc ; le paplieski, on petit gvtffoncé ; le piesacki, ou gorge d 6chien de Sibérie ; le roso-mack (2); le lièvre de Mos-covie , nommé stumimokeski >le;loup gris et la peau-d’ours»qui est la moins estimé.

Comme les martres sont I® sfourrures les plus commune 8parmi celles du premier rang»les Juifs qui font le commère®delà pelleterie, s’attachent sia'gu fièrement à les déguiser, d’-ils les mouillent avec une lé-gère eau-seconde qui attaque I epoil de la martre et l’amincit»pour les rendre plus douces e*plus fines ; 2 0 . ils les suspendentdans leur cheminée , pour qu®la fumée donne à l’extrémitedes poils cette couleur noirâtr®que chérissent les peuples d®Word ; 3 °. ils les plongent enffi 1dans une teinture. On doit don?sentir les lourrures pour voir sielles n’ont pas été fumées, c-t criouvrir le poil pour observer s’ilest noir par-tout, ce qui indi'queraitla teinture. Les fourrure 8de loup ou de renard sont I ® 8plus chaudes ; les dernières le*plus légères.

Pour conserver toutes sortesde fourrures, il faut, dès 1 ®mois d’avril, les faire battreavec une baguette, les envelop-per, sans les presser , dans undrap ou telle autre pièce d®linge, et mettre entre les pl )Sdu camphre grossièrement pul-vérisé; cette résine ne se r®'

( 1 ) c’est l’isatis;

( ) C’est le glouton,