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Mortimar donne le moyen sui-vant pour parer à cet inconvé-nient : Si quelqu’un rie vos fro-mages, dit cet auteur, com-mence à se gâter, ouvrez-le,mettez de la craie dans l’ouver-ture que vous aurez faite. Pourem pêcher que la craie ne lom be,vous mettrez un peu de beurrepar-dessus; soyez sûr qu’il ne segâtera pas davantage, parce quela craie desséchera l’numiditéqui le gâtait. S’il s’y engendredes miles , oignez l'endroit oùvous en appercevrez, avec del’huile ou de la cendre dechêne,et elles mourront toutes : cesmoyens sont simples, mais lesuccès n’eu est pas moins infail-lible.
FRUITS. Une remarque gé-nérale, et qui mérite quelqu’at-tention , c’est que les fruits,mangés immédiatement à l'ar-bre, occasionnent quelquefoisdes relâchemens accompagnésde coliques; l’épreuve en estsensible dans les cerises, lesraisins. Les fruits mangés 12ou 24 heures après la cueillette,n’ont point cet inconvénient.( Voyez le Journal de Paris , du17 juillet 1778. )
Sans entrer dans les détailsqu’entraîne la culture des fruits,nous nous contenterons d’indi-quer quelques procédés isoléset peu connus; nous passeronsensuite aux soins qu’on doitprendre pour les conserver, etnous terminerons cet articlepar la manière de les préparerpour en faire des confitures etdes ratafias.
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§ I er . Moyen pour faire grossirles fruits.
. c i le soleil contribue à colo-rer les fruits, il les empêchede grossir par la grande évapo-ration qu’il occasionne. Aussiles cultivateurs attentifs, out-ils soin de 11e découvrir quequelques jours avant de lescueillir, les fruits précieux,comme les pêches et quelquespoi res.
Mais comme les feuilles neforment pas toujours un abrisuffisant, il faut alors procurerde l'ombre aux fiuits que l’onveut faire grosir, eu les cou-vrant de papier ou de touteautre chose qui les mette à l’a-bri des rayons du soleil. Ainsi,c’est une très-b"une méthodeque de mettre dans des sacs lesgrappes de raisin, comme celase pratique On peut aussi met-tre des poires apres qu’ellessont nouées dans des bouteilles,où elles grossissent tres-bien;c’est même un moyen pour lesconserver long-temps. Il y ades verreries où l’on fait desbouteillesexprèspourcet usage.
M.Guettard , qui a fait sur latranspiration des fruits beau-coup d’observations que l’ontrouve dans la Collect. Acad .,partie française , t. X , p. 307et 3 i 1 , a remarqué que de deuxmelongènes mis en expérien-ce dans le même temps, l’imavait transpiré un demi-gros,tandis que l’autre n'avait pasdonné la moindre goutte d’eau,q'uoique ce dernier fut une foisplus gros que l’autre; ce qui