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Tome troisième.
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qu'on réunit ensemble clansdes planches, fournissent tantde variétés. ( Voyez au motFleur. )

On connaît des variétés dansles fruits, qui sont très-curieu-ses : telles sont une espèce deraisin qui produit sur le mêmesep des grappes rouges et blan-ches,et sur u ne même grappe descrains ronges et blancs, ou dontles pépins sont les uns rouges,les autres blancs. Il y a encoreun phénomène de botaniquebien plus surprenant : ce sontdes citrons ou oranges, dontune côte est parfaitement citron,la suivante parfaitement oran-ge, la troisième redevient ci-tron, et ainsi de suite. Ces phé-nomènes de la végétation sontun produit de l’industrie quel'on pratique en Italie : onpeut, à leur exemple, se pro-curer des pommes et des poiresde diverses espèces sur le mêmepied. On choisit des greffes surdifférens pommiers ou poiriers;on doit avoir attention que cesarbres soient de nature à fleuriren mêtne-temps. On lève, parexemple, un écusson sur unbon-chrétien, et un autre surun beurré. On fend la peau dusauvageon; l’on coupe la peaude chaque écusson tout près del’œil; on les insinue alors, leplus proprement qu’il est pos-sible, dans la fente que 1 on afaite au sauvageon ,en sortequeles deux yeux se touchent, etqu’en s’unissant ils ne fassentqu’un seul jet. On peut prati-quer le même procédé sur lespommiers , et sur les fruits tantd’hiver que d'été. Cet arbre

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ainsi greffé donne, dit-on, desfruits qui participent distincte-ment des diverses espèces defruits que l’on a greffés çt con-fondus ensembre.

g IV. P rocédé pour empêcher lesfruits noues de tomber.

Voyez cet article au motArbres , § I er .

§ V. Procédé pour empreindre surles fruits des armoiries , desdevises , des fleurs , ou telsautres dessins que l'cn vou-dra.

On applique sur des pêches,des pommes d’apis, ou autresfruits susceptibles de se colorer,des papiers dont les contoursont le dessin que l’on desire ; onles attache avec de la gommeou du blanc d’œuf sur cesfruits, lorsqu’ils sont encoreverds. Les endroits recouvertsde papier ne se colorent point ;le reste devient d'un beau pour-pre , effet produit par les rayonsdu soleil.

On se procure ainsi des fruitstrès-vanés, qui paraissent êtredes jeux de Ja nature. Il est bond’avoir toujours un papier dé-coupé, semblable au premierque l’on a employé, phrce quesi celui-ci se décolle, on y ensubstitue un autre. Ou pourraitpratiquer au-dessusde ces fruitsde petits auvents, qui, sansles empêcher de jouir desrayons du soleil , les missentà l'abri des brouillards et dela pluie.

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