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Tome troisième.
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démîe des Sciences un fusil quisamorcait promptement , anmoyen dun réservoir de pou-dre placé dans la batterie : onpouvait amorcer pendant lapluie. ( Collection Académique ,partie française , tom. XV, p.4n).

§ VIII. Arme à feu singulière.

En 1705 , lAcadémie desSeiencesdonnason approbationà une carabine, inventée parM. de la Chaumette,et que lonchargeait par la culasse sans lairiser. Voyez ce quen dit leJournal des Savons , 1707 , pag.i54, 222, de la première édi-tion, p. 126 et 198 de la seconde,et 1719, p. 54o.

§ IX. Charge cPun fusil.

Il est important de remar-quer quun fusil crève lorsquela bourre ne touche pas la pou-dre ; on doit donc avoir grandçattention, en chargeant son fu-sil , de chasser la bo.yrre avec labaguette jusquà ce quelle tou-che immédiatement la poudre.(Voyez le Bulletin de la SociétéF Idiomatique, floréal an 3).

§ X. Nétoiement des fusils.

En parlant de cet instrument,uon ne doit laisser quentrees mains prudentes et exer-cées, nous croyons devoir rap-peler une précaution quil esttoujours sage demployer lors-quon a nétoyé un fusil. Onsait que leau réduite en va-peurs, est susceptible de la plus

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grande dilatation, et cette di-latation , éprouvant de la ré-sistance, serait capable de fairecrever un fusil chargé, si lonnavait attention de tirer aupa-ravant une amorce pour en aistsiper lhumidité.

Voyez le mot Charlatans.

§ XI. Fusil à vent.

Un bourgeois de Tfuremberg,nommé Guther, est, dit-on,linventeur du fusil à vent. JeanLossinger , autre Nurember-geois, mort en 1570, la consi-dérablement perfectionné. Lesfusils , pistolets ou cannes àvent, sont des instrumens pluscurieux quutijes. La difficultéde les construire, celle de lesentretenir long-temps en bonétat,les.rendent nécessairementplus chers et dun service moinscommode et moius sûr que lesfusils à poudre ordinaires : cesarmes nous font connaître leseffets terribles que peut pro-duire le ressort de lair. Lacrosse de ces fusils est creusepour recevoir lair, que lonforce dy entrer par le moyepdune petite pompe foulante quiy est logée j ce fluide y est re-; tenu par une soupape gouver-née par un ressort. Le chien ,en tombant, fait ouvrir la sou-pape , que le ressort fait refer-mer aussi-tôt; lair séchappe etchasse la balle avec tant deforce, qnel le perce la premièrefois une planche de chêne dunpouce dépaisseur , à la distancede soixante et dix pieds. On tireplusieurs coups de suite sansremettre de nouvel gir. Comm®3