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la soupape ne demeure ouvertequ’un instant, il ne s’échappeà chaque fois qu’autant d’airqu’il en faut pour faire partirune balle. Dans le temps de sonplus grand effet, on n’entendautre bruit qu’un souflle vio-lent, à peine sensible à trenteou quarante pas. Le bruit enest plus faible que celni d’unearme à feu, parce que ni lahalle ni l’air cjni la pousse nefrappent jamais l’air extérieuravec autant de violence et depromptitude qu’une charge depoudre enflammée, dont l’ex-plosion se fait toujours avec unevitesse extrême : mais ce bruitse fait plus entendre dans unlieu fermé que dans un endroitdécouvert , parce qu’alors lamasse d’air qui est frappée ,étant appuyée et contenue pardes murailles ou autrement, faituneplus granderésistance; Dansces armes à vent, les dernièresballes sont poussées avec moinsde force que les premières ,parce que le ressort de l’air di-minue à mesure que ce qu’ileu sort lui laisse plus de placepour s’étendre. Tel est le senti-
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ment de M. l’abbé Nollet; d’au-tres personnes pensent que lepeu de bruit vient de ce cfu'ilne se fait point dans le canonun vuide qui puisse être rem-placé par l’air extérieur, qui ,en frappant les parois du mé-tal, rend le bruitque l’on entendlorsque l’on tire une arme à feu ,ou lorsque l’on ouvre un étuibien fermé. C’est une chose fortrare que les soupapes tiennentl’air assez constamment pourles garder long-temps chargés.M. Roberval dit avoir gardépendant quinze ans de l’air com-primé dans un fusil à vent, etque le coup partit néanmoinsavec autant de force que s’il eutété chargé le jour même. Cesfusils, sans bruit, sans feu etsans luinière , ne sont pas heu-reusement fort en usage, et nese trouvent guère que dans lescabinets des curieux. C’est sansdoute à cesinslrumensqu’il fautrapporter les histoires que l’ona faites de la poudre blanche ,dont on prétend qu’on armaitles.arquebuses.
IJusil a couteau. VoyezAffiler.