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Tome troisième.
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rations de spectacles etsalles debals.

GALVANISME. Un obser-vateur italien (Galvani , profes-seur de médecine à Bologne ) ,a soulevé le voile qui dérobe ànos yeux les m'erveilles de lanature, et a publié en 1706 unphénomène qui parait tenir auxélémens invisibles et encore peuconnus. Galvani disséquait unegrenouille,tan dis que quel qu’unoccupé, dans la même chambre,d’expériences électriques, tiraitdes étincelles du conducteur.Les muscles, misa nud, don-naient des signes sensibles demouvement, toutes les fois queles nerfs étaient en contact avecle scalpel, qui faisait alors l’of-fice d’un conducteurmétallique.Il varia ses expériences , dé-pouilla une grenouille, mit àdécouvert les nerfs qui descen-dent de l’épine du dos dans lesjambes, appelés nerfs cruraux-ou sciatiques ; les enveloppad’une feuille d’étain; appliqual’une des deux extrémités d’uncompas ou d’une paire de ci-seaux sur la feuille d’étain , ettoucha de l’autre un point de lasurface de la jambe ou de lacuisse de la grenouille. Chaqueattouchement excitait des mou-vemens convulsifs dans les mus-cles , qui demeuraient immo-biles lorsqu’on les touchait sanscommuniquer avec la feuilled’étain , qui enveloppait lesnerfs, Le même effet a lieu surune grenouille morte décapitée,ou même réduite à sa moitiéinférieure. Voici la manière laplus simple de préparer l'ani-mal :

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Après avoir tué l’animal enI ni coupant ou écrasant la tête ,on l’écorche ; on vide le ventrede tout ce qu’il contient; unapperçoit des deux côtés de l’é-pine du dos des filets ou cordonsblancs qui sortent des vertèbreset descendent vers les cuisses ;ce sont les nerfs cruraux. Onsoulève ces filets avec la pointodes ciseaux, en prenantsoin dene pas les couper. Après lesavoir détachés rie l’épine , oncoupe l'épine elle-meme aussibas que l’on peut. Alors les deuxparties supérieure et inférieurede la grenouille 11e communi-quent plus que par les filetsblancs qu’on a conservés. Oncoupe enfin ces filets le plushaut possible , contre les ver-tèbres , et l’on n’a plus entre lesmains que la moitié inférieurede la grenouille , de laquellesortent ces nerfs; on forme en-suite , avec un petit morceau deplomb ou d’étain laminé, unesorte de pince , dans laquelleon serre l’extrémité de ces nerfs,assez fortement pour qu’elle ydemeure suspendue par cettepression ; c’est ce qu’on appellearmure du nerf. On place l’un àcôté de l’autre deux verres àboire , presque pleins d’eau ; 011met dans l’un d’eux la demi-grenouille , placée de manièreque ses pieds appuyent au fond,et que ses jambes et ses cuissessoient à moitié pliées ; on laitpendre par-dessus le bord del’autre verre , dans l’eau qu’ifcontient, l’extrémité des nerfset leur armure. Si alors tenantà la main une pièce d’un métaldifférent de celui qui fbrihëd’ar-