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des nerfs , il serait difficile dedécider si l’influence galvani-que agit exclusivement sur l’undes deux , où plus sur l’un quesu t l’autre.
Si l’on suspend un ver en tra-vers, sur une baguette d’argent,et qu’on approche à-la-fois duzinc de la tête et de laqueue ,il paraît éprouver une secoussequi va de la queue à la tête.
Mettez un ver ou une sang-sue sur une pièce d’argent, quirepose sur un plateau de zinc ;l’animal paraît être repoussépar une sensation pénible, cha-que fois qu’il essaie de reposersur le zinc qui environne lapartie antérieure de sou corps;lise fatigue en vainsefforts poursortir de cette prison , dans la-quelle aucun obstacle visiblene semble le retenir. Si on leplace sur le zinc , il paraîtéprouver de même une sensa-tion désagréable, lorsque par lestâtonnemens qui précèdent samarche, sa tête se met en con-tact avec l’argent.
On parvient à renouveler lesbattemens du cœur d’une gre-nouille une heure après qu’ilsont cessé, en plaçant ce cœurseul sur un plateau de zinc , etlui faisant éprouver l’influencegalvanique. On réussirait demême sur le cœur d’un- chatnoyé dans l’eau tiède , et nondans l’eau froide.
Parmi les expériences mul-tipliées faites depuis la décou-verte du galvanisme , celles surnos propres sens méritent detrouver place dans l’extrait quenous en donnons.
La langue éprouve une sen-
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sation bien désagréable, lors-qu’on met en contact deux mé-taux difl'érens, dont l’un reposesur la surface supérieure , etl’autre touche à l’inférieure.Avec le zinc et l’or , ellé estplus forte qu’avec tous les autresmétaux , et n’a rien de communavec celle que donne l’électri-cité ; mais la chaleur en détruitl’effet. La température la plusconvenable est celle de la lan-gue elle-même.(Voyez 1 eBulle-tin de la Société Philomatique ,mars 1790). Le cit. Fabroni alu à cette société un mémoiretrès-intéressant sur l’action chi-mique des différens métauxentre eux , à la températurecommune de l’atmosphère, dans.lequel, sans exclure totalementl’électricité de tous les faits gal-vaniques, il pense que ce fluiden’est pour rien dans la sensationqu’éprouve la langue par deuxmétaux en contact. ( vovez laBulletin de la Société Philoma-tique an 8, n°. 29, p. 55 .)
Le tact ni l’odorat ne parais-sent pas, jusqu’à présent, éproa->ver l’influence galvanique.
M.Foweler,en introduisantdans ses deux oreilles des mé-taux différens, entre lesquels ilavait établi une communica-tion, crut éprouver une se-cousse dans la tête, au momentdu contact des métaux.
Il mit un morceau d’étain enfeuilles sur le bout de sa lan-ue, et l’extrémité arrondie’un porte-crayon d’argent con-tre l’angle intérieur de l’œil japrès avoir attendu que cesparties fussent assez accoutu-mées à ce contact, pour qu’il