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pût s’appercevoir de quelqu’au-tre sensation, il mit en contactl’étain et l’argent; il apperçntà l’instant un éclair d’une lu-mière pâle, et sa langue lutaffectée de la sensation queproduit le contact de deux mé-taux. Le zinc et l’or rendentl’éclair plus vif ; le même ef-fet a lieu en insérant l’un desdeux métaux dans le nez. L’irisde l’œil se dilate, ou la pupillese contracte chaque fois que lesmétaux se touchent.
Un autre procédé, plus sim-ple encore , consiste à mettrel’un des métaux sous la lèvresupérieure, entr’elle et la gen-cive, et l’autre sur la langueou entre la gencive et la levreinférieure. Dans ce dernier cas,la sensation, au lieu d’être bor-née à l'œil, s’étend à toute lalace.
Mettez une plaque de zinc;entre l'une de vos joues et lesgencives; placez de môme unepièce d'argent vis-à-vis en-de-dans de l’autre joue; insinuezune baguette de zinc entre laplaque de zinc et la joue d’uncoté*, et une baguette d’argententre l’argent et la joue del’autre côté ; approchez ensuitelentement jusqu’au contact, lesextrémités des deux baguetteshors de la bouche , vous éprou-verez une vive sensation dans lesgencives; vous appercevred unéclair uu instant avant le con-tact; et vous éprouverez la mô-me sensation, en séparant denouveau les extrémités des ba-guettes , lorsqu'elles seront àune petite distance ; on ne sentuen , si ou place les baguettes
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ensorte que celle d’argent tou-che le zinc et celle de zinc, l'ar-gent. On peut se dispenser desl baguettes métalliques, en fai-sant simplement toucher dansla bouche les mé*aux placés àdroite et à gauche contre lesgencives, qu’il faut d’ailleursavoir soin de ne pas trop serrer.
M. de Saussure lit l’essai dugalvanisme sur la peau délicatequi succédait à l’épiderme en-levé par un vésicatoire qu’onlui avait appliqué, à l'occasiond’une incommodité passagère.U n’en éprouva aucune sensa-tion particulière.
Le Bulletin de la Société Phi-lomatique , mai 179“», fait men-tion d’une expérience faiteavec succès par M. Larrey, surla cuisse d’un homme, aprèsl’amputation. (.U- aussi fructi-dor an 5 , l’expérience faite parM. Humbold sur lui-même,après s'être enlevé l’épidermeavec un vésicatoire.
M.de Huinbold en Allerna-. gne, et MA Val lis à Edimbourg ,: sont du nombre des physiciensqui se sont le pl ns occupés d’ex-périences sur l'irritation cau-sée par les métaux, relative-ment à l’impression differenteque les organes animaux en re-çoivent. A la fin de l’année1796, M. Guylou Morveau alu à l’Institut national une1 lettre intéressante de M. Hum-bold sur cette matière. Elle estinsérée dans la Décade Philo-sophique. Tous les faits qur ysûnt exposés,.et ceux que nousvenons d’anuoiicer, semblenttenir du prodige.
Le Magasin Encyclopédique ,