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s’élève une quantité de bullesd’air qui couvrent la surfacedu fil du faisceau de fils de fersupérieur (car on peut faire pas-ser du premier au secimd tubeplusieurs fils réunis ) : à mesureque ces bulles s’élèvent, le filinférieur s’oxide dans la mêmeprogression.Cet ejfluvium, sen-sible du fluide galvanique, estcontinuel et sans interruption.Si dans cet état de choses onporte un doigt sur les bords su-périeurs du premier tube, l’ef-fet cesse à l’instant, et l’on nevoit plus s’élever de bullesd’air,ni le métal s’oxider. On peutcliauger la disposition des fils,faire passer le fil supérieur parla partie inférieure du secondtube, et le fil inférieur par lapartie supérieure du secondtube; l’effet est inverse , c'est-à-dire, que le fil qui s’oxidaitse couvre de bulles d’air, et lefil qui se couvrait de bullesd’air s’oxide.
§ II. Batterie galvanique.
On a donné le nom de batteriegalvanique, à l’appareil donton s’était servi à la Société demédecine pour répéter les ex-périences de Voila. Cet appa-reil consistait en un certainnombre de bocaux rangés lesuns à côté des autres ; on avaitfait passer de l’un dans l’autre,des lames courbées d’argent etde zinc. L’eau des bocaux con-tenait une dissolution'de selammoniac, et l’effet en étaitencore plus marqué que dansl’expérieuce précédente ; laseule différence entre les deux
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appareils , c’est que l’un estvertical, et l’autre horizontal.
Les étincelles qu’on est par-venu à tirer du premier appa-reil , diffèrent un peu des étin-celles électriques; mais il n’estpas encore permis de prononcersur la nature du fluide qui oc-cupe aujourd'hui les savans.Les différentes expériences quiont été faites jusqu’à présent,indiquent dans les effets desnuances qui donnent de 1 incer-titude sur l’identité du fluideélectrique et du fluide gal-vanique.
Depuis ces découvertes, ona fait, à l’Ecole de médecine,beaucoup d’expériences décri-tes dans le Bulletin de la SociétéPhilomatique, frimaire an 9,p. i 65 ,où l’on trouve aussi ledétail et la disposition des ap-pareils.
GANTS. Nous n’entrerons pasdans le détail di la fabricaticndes gants. L’Encyclop. in-folioet son supplément, vEncyclop.Mt-chod., Dict. des A rts et Mé-tiers , t. VI, p. 5 o, et Dict. desManufactures et Arts , t. III,pag. iz| 5 , contiennent tout cequ’011 peut savoir de plus im-portant sur cette matière.
Voici des procédés fort sim-ples pour teindre les gantsblancs, en violet et en couleurde rose.
§ I er . Couleur violette.
Il faut prendre pour deuxsols .de bois d’Inde, pour unsol d’alun déglacé; faire bouil-lir le tout ensemble dans unecafetière de terre d’une chopined’eau,