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au Heu que le suc de la racinesèche est rouge. M. Duhamel apublié, en 1757, un Mémoiresur la garance et sa culture ,avec la description des étuvesp >ur la dessécher , et des moulinstour la pulvériser. On en trouve'analyse dans Coll. Académiq.,part.J'ranç. , t. XII, p. 270.
Ployez au mot Oiseau , la pro-priété qu’a la garance de colo-rer les os des animaux. Voyezaussi Laque.
G A RENNE ARTIFI-CI ELLE. Le lapin est un ani-mal qui multiplie beaucoup, etqui, par conséquent, est d’unexcellent produit; sa chasse estaussi fort agréable et fort amu-sante. Comme cet animal estextrêmement sensible au Froid,’au chaud et à la pluie , il s’é-tablit toujours dans les endroitsmontueux et sablonneux, oiriltrouve des abris favorables. Ilne peut point réussir dans lesplaines humides. Si cependant011 veuten avoir,on peut formerdes garennes artificielles, oùtrouvant une retraite couve na-ïfe, ils multiplieront très-bien :on en a vu au milieu des plainesde la Brie où les lapins réussis-saient à merveille.
Voici la manière de cons-truire ces garennes artificielles.On choisit un petit bois, au mi-lieu duquel on fait un amas deterre en rond, du diamètre aumoins de soixante pieds; lemieux est d’apporter la terre laplus sableuse qu’il est possible,de la disjioser.en élévation dehuit pieds vers le milieu durond , en ménageant la pentevers toute la circonférence ; il
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faut battre cette terre à mesuraqu’on l’apporte : on. bâtit en-suite au tour de ce rond un pe-tit mur à chaux et à sable, pourempêcher que les terres ne s’é-boulent.
On trouve dans un ouvrageintitulé : Cours cThist. naturelle ,ou tableau de la nature, impriméen 1770, t. II ,p. itip, le plan, lafigure et la description d’un pro-jet de construction de garennedomestique pour des lapins etdes lièvres.
GATEAU ANGLAIS . Nous11’avons pas entrepris de faireentrer dans cet ouvrage la ma-nière de préparer tous les co-mestibles dont nous faisonsusage. La réunion de ces procé-dés nombreux formerait seuleune compilation très-volumi-neuse. Nous nous bornerons à in*diquerquelques-unesdeces pré-parations, qu’avec un peu d’a-dresse 011 peut faire soi-même,et dont on peut jouir sans payerune industrie mercenaire. Voi-ci un procédé de ce genre. Il aplu au caprice de désigner sousle nom de gâteau anglais , lemets agréable que ce procédénous procure.
On prend une livre et demie,de pam émietté que l’on faitcuire dans une chopine de lait,avec un peu de crème, un quar-teron de heure frais, et autantde sucre; on laisse ensuite re-froidir ce mélange; on délaiecinq jaunes d’œuf avec unecuil-lerée de Heurs - d'orange ; onfouette les blancs; on mêle latout ensemble, qu'on met en-suite dans un plat sous la tour-tière.