Band 
Tome troisième.
Seite
171
JPEG-Download
 

G 0 U

quelques heures, sans feu , età peu de frais , on peut en ob-tenir plus de 20 quintaux. Cebitume a la consistance, lacou-Ieur noire et luisante, la visro-silé et les autres propriétés dubitume naturel; il a l’odeur denaphle à un très-haut degré. Ilest plus tenace, résiste plus àl'eau que le goudron , garantitles navires de la pourriture;et, par sa forte odeur , préserveles vaisseaux de l’attaque desvers qui les rongent, ainsi queles bois des ponts, des digues,des rnouliiîs. En l’atténuant, onpeut l’employer à graisser lesessieux. Enfin , dit-on , c’est unexcellent vernis noir pour_ lecuir , et un enduit très-solidepour le 1 er. (Voyez Charbon-de-terre').

GOUTTE. Nous ne manquonspas de recettes contre cettecruelle maladie ; les livies etles journaux en sont farcis. Lais-sons aux gens de l’art à démê-ler celles qui sont vraiment sa-lutaires.Nous nous contenteronsd’en indiquer quelques-unes quiou t déjà passé à la censure, et quipeuvent être censurées encore.

Les Chinois se guérissent decette maladie en brûlant sur lapartie afl’ectée des petits cônesd'une espèce de coton , qu’onnomme moxa , qui, à ce qu’onassure, n’est autre chose quel’armoise, qu’on a fait sécher,que l’on bat ensuite, et qu'onfroisse jusqu’à ce que la partieligueuse s’étant détachée, il nereste qu’une partie lanugineuse.Uy a dans la Collect. Acadèm.,partie étrang., tom. III, p. 3 i i,559 , 456 , tu, 5 ; t. VI, p.

G O U ijt

plusieurs expériences qui pa-raissent annoncer ce remèdecomme souverain et peu dou-loureux. Voyez aussi le premierRapport gén ral des Travaux dala Société Philomatique , p. 20g.

Il parait que le moxa n’estpas absolument nécessaire pourcette opération, puisque les Es-pagnols ont apporté de l’Amé-rique une mousse qu’ils em-ployaient au même usage, etdont M. Homberg atteste avoirvu d’heureux effets. ( Voyezmême Collection Acad ., part,étrang., tom. VII, p. 85 ).

Parmi les différentes recettesinsérées dans le journal intituléNouvelles de la République desLettres et des Arts , par M. laBlancherie , 1786 , p. 179,477 ,478, 480 et 557 , on indiquecomme un très-bon remède dafaire infuser deux onces de ré-sine de gayac dans trois pintesde bonne eau-de-vie de sucre,qu’on nomme vulgairement taf-fia ; en prendre tous les matinsdeux cuillerées à bouche, avecune tasse de thé par-dessus. Sice remède ne guérit pas, il sou-lage infiniment ; d’ailleurs ilfortifie l’estomac , purifie lesang, et facilite les excrétions.C'est le remède des Caraïbes .

La poix-résine, suivantBar-tholin (Co/ 1 . Acad., part. etr. ,tom. VI, p. ; 45 ) , est éncored’un secours utile pour soulagerla goutte.

En 1778, le sieur Bourbon,ingénieur, fit annoncer dans lepublic un instrument dans Le-quel l’usage de la machinepneumatique était particulière-ment employé pour calmer.laa'