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tfiains l’instrument sur les traitsindiqués sur la planche, il faitpasser avec son pied le leviercontre son instrument, et graveses traits plus ou moins profon-dément, sans se fatiguer.
Cette machine présente desfacilités pour l’e.\écution de lagravure imitant le crayon.
Au surplus, ces roulettes, cesinstrumeus , adoptés aujour-d’hui par tous les graveurs ,n’ont pas peu contribué à l'in-vention et au perfectionnementde la manière de graver eu for-me de crayon, que Jauinet, denos jours, a pou-sé très-loin.( Voyez le Journal des Inven-tions et Découvertes, loin. I er -,p. 55 ).
§ V. Gravure en manière noire.
Nous ne pouvons passer soussilence le genre de gravureconnu aussi sous le nom de ma-nière anglaise. Nous avons dansce genre des estampes d’unegrande beauté. L 'Encyclopédiedo nue sur cette espèce de gra-vure des notions très-satisfai-santes ; mais pour ceux de 110slecteurs qui veulent en avoirune connaissance plus appro-fondie, nous leur indiqueronsun ouvrage -anglais qui a paruen 1786, sous le titre d'Histoirede la gravure en mezzo-tinto.( Voyez VEncyclopéd. Méthod.,Arts et Métiers , t. III, p. C122,Ü55 ).
§ VI. Gravure eu pinceau.
Cette nouvelle méthode degraver, plus prompte qu’aucune
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de celles qui sont en usage, etque l'on peut exécuter facile-ment sans avoir l’habitude duburin ni de la peinte, est duaà M. Slapart, qui, en la pu-bliant dans une brochure inti-tulée l'Art de graver au pinceau,imprimée à Paris en 1775, nese propose d’autre objet que dese rendre utile aux artistes etaux amateurs.
O11 voit dans le journal inti-tulé : Nouvelles de laRépublique.des Lettres et des Arts , par M.la Blancherie , 1785, p. 285,que M. Ducros, peintre, pro-posait par souscription un traitédans lequel il devait enseignertous les moyens de graver aupinceau, à la plume ou au ro-seau , comme aussi eu manièrede dessins rehaussés de blanc,sur papier colorié. Nous igno-rons si cette annonce a été réa-lisée. Quoiqu’il en soit, M. Sta-parl distingue deux opérations:par la première, on peutiiniterun dessin lavé d’un bon maître;en y réunissant la seconde, onréussit à copier fidèleinént untableau. Cette méthode , quidonne les procédés pour vendrala plus légère demi-teinte jus-qu’à la plus foncée, et les 1011-d te et noyer imperceptiblementles unes dans les antres , s’il estnécessaire, sera d’autant plusagréable à l’artiste, qu’elle estbeaucoup plus expéditive que lagravure à la pointe.
Lorsque le trait du dessin esttracé sur la planche, par lamoyen de l’eau-forte, le gra-veur donne les demi-teinte^;ce travail se peut faire sur iacuivre à nud sans autre prépa-