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à redouter. Le succès de cettemachine, exécutée en grand , aété récompensé à Londres parla Société des arts, qui jugeau’elle pourrait être très-utileans l’exploitation des mines.( La Nature considérée , parM. Buc'hoz , 1781 , n°. i 5 ,p. 219 ).
Nous n’entreprenons pas dedonner la description de toutesles machines de ce genre. Nousen indiquerons seulement quel-ques-unes de celles qui ont reçul’approbation de l’Académiedes sciences de J’aris.
On sait assez les effets de laforce accélératrice que peutac-quérir un poids dans sa descen-te , et on 11'a que trop d’exem-ples des accidens qu’elle a pro-duits. M. Loriot, pour y remé-dier, a présenté à l’Académie ,en 1755, une grue propre àdescendre des fardeaux sansrisque. Au moyen d’un contre-poids et d’une roue à laquelleon procure un frottement plusou moins fort, il a trouvé lemoyen de modérer la vitesse dela descente, et de la rendreuniforme. Quoique ce moyenait déjà été employé pour lemême usage dans diverses ma-chines, cependant la construc-tion employée par M. Loriot aparu ingénieuse, tant parcequ’il évite, parsa manière d’ap-pliquer le Frottement , un en-cliquetage dont les autres ma-chines de cette espèce ont be-soin, que parce que le contre-poids qu’il emploie gagne dutemps en- ramenant toujours lacorde à la hauteur nécessaire,et on a cru que des grues deTome III.
cette espèce pourraient être fortutiles pour démolir des édifices,charger des vaisseaux et des-cendre avec sûreté des fardeauxconsidérables. ( Collect. Acad.,part franç. , t. XI, p. 492 )■
Cette même Collect., t. X r II,p. 5 gi , donne la descriptiond’un moyen inventé par M. Lo-riot, en ic 6 -- , pour arrêter temouvement de la roue d’unegrue lorsque la corde qui enlevele poids vient à se casser.
En 1788, M. Berthelot a pré-senté à l'Académie des sciencesune grue de son invention, etdont la force motrice, au lieud’être appliquée immédiate-ment à la circonférence de laroue, est placée à terre,sur deuxespèces de marches ou pénalesqui font agir deux leviers ver-ticaux , par le moyen desquelsla roue est mise en mouvement.
( Collect. Acad , part, française,t. XI V , p. 5 7 8 ).
Voici le jugement porté, en1782, par l'Académie d’archi-tecture, sur une grue de nou-velle construction , par M.Fourneau , charpentier. « Cettegrue, disent les commissaires,a pour objet principal de reuiéj,dier aux dangers auxquels cessortes de machines n’exposentque trop les ouvriers employésà élever par leurs moyens despoids plu» ou moins considéra-bles. Lorsque la corde qui portele fardeau vient à casser , lesouvriers n’ayant plus aucunepuissance qui fasse équilibreavec le poids de toute leur pe-santeur, la roue à laquelle ilssont appliqués, de quelque ma-nière que ce soit, tourne avec