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nom de l’animal ou de la choseà laquelle il appartient, telqu’il le porte dans son pays; sanourriture, son âge, son sexe ,la taille à laquelle il peut par-venir, et sa demeure ; combiende petits il fait, ou combiend’œufs il pond à-la-fois; le ter-me de la portée dans les qua-drupèdes , et de l’incubationdans les oiseaux ; la façon de
f irendre ou de tuer l’animal,'usage qu’on en fait ; la saisonde la copulation; le temps où•les poissons fraient ; la nourri-ture des insectes: en un mot,l’histoire et toutes les particula-rités qui regardent chacun dessujets qu’on aura rassemblés.
Conservation dans les fluides.
L’esprit-de-vin est cher, etdans les collections que se for-ment les naturalistes, la quan-tité qu’il en faut devient très-coûteuse. Il s’agit donc de trou-ver un liquide clair, transpa-rent, moins dispendieux, quiconserve comme l’esprit-de-vin,qui ne s’évapore point ou pres-que point, qui ne se gèle ja-mais.
Un apothicaire de Versailles vendait, à très-haut prix, uneliqueur composée qui conser-vait les matières animales etvégétales. Analyse faite de cetteliqueur, il a paru que ce n’étaitqu’un mélange d’esprit-de-vinrectifié et d’eau; en telle pro-portion , qu’il ne soutenait quei 3 degrés au pèse-liqueur deBaumé. On a remarqué que l’es-prit-de-vin tempéré par une cer-taine quantité d’eau, conserve
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beaucoup mieux les corps orga-nisés que l’esprit-de-vin pur. Cemélange conserve non-seule-ment la forme des fleurs lesplus délicates et des animaux ;mais encore de la viande con-servée pendant plus de 9 moisdans un bocal rempli de cetteliqueur, a fait du bouillon ordi-naire. ( Voyez le Journal Poly-tipe, t. II, p. 157).
On dit queGaubius, célèbremédecin de Leyde , avait faitfaire, pour conserver les piècesd’anatomie , une eau très-trans-parente , autre que l’esprit-de-vin dont on se sert communé-ment , et que l’on en voit desbocaux au cabinet d’anatomiede cette ville. Pourrait-on avoirquelques détails à ce sujet, etparticulièrernentsur la manièrede composer cette liqueur, eta-t-elle en effet la supérioritéqu’on lui attribue sur les li-queurs dont on s’est servi jus-qu'à présent?
L’huile d’amandesdouces ex-posée à la grande ardeur du so-leil , devient, au bout de deuxou trois jours, aussi limpide quele crystal, sans dépôt ; en dixans de temps la déperdition parl’évaporation n’est presque passensible ; les insectes, lesfleuçs,les fruits s’y conservent très-bien ; ils y acquièrent mêmeune teinte plus vive qui faitl’effet d’ un vernis : mais, soitl’humidité du fruit, de la fleurou de l’insecte, soit l’acide qu’ilscontiennent, l’huile acquiertune odeur infecte: l’animal you la plante, se flétrit,se fane,se gâte. Peut-être, avec le se-cours de la chimie, parvien-