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Tome troisième.
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H O R

mais s’il ne s’ouvre point, onest sûr qu’il pleuvera dans lajournée.

M. Linnée observe que la gre-nadille ne s’ouvre à Stockolmqu’à trois heures de l’après-midi,et se ferme à six heures du soir;la nature du climat, l’intempé-rie des saisons , rendent le dé-veloppement de' cette planteplus tardif, et la referment pluspromptement ; le climat rudede la Suède est san 3 doute laraison qui ne lui permet qu’uneexistence si courte.

La grenadine indique l’heuredans ies jours sereins ; elle estd’ailleursdu nombre des plantessolaires ,quis’ouvrent plutôt ouplus tard , à raison de l’ombre,de l’humidité ou de la séche-resse ; mais elle ne se refermepoint aux approches de la nuit,comme les fleurs de la dent delion et de la pimprenelle ; il estsingulier que cette fleur s'étantouverte par le soleil , attendeson retour pour se refermer ; ouplutôt, u’est-ce point la chaleurdu soleil qui doit opérer l’effusion de la poussière séminale ,en nous prouvant combien lanature se refuse avec peine auxopérations qu’elle a coutume demettre en usage sous un ciel fa-vorable pour perpétuer les indi-vidus? **

Dans le nord , où la grena-dille est plus contrariée par leclimat, elle se referme le soir,parce que l'effusion de la pous-sière séminale n’a point lieu ;d’où l’on voit que l’on pourraitpeut-être établirdifférens degrésdeplantesétrangères ; celles quidonnent leurs fleurs et leurs

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fruits , celles dont le fruit neparvient pas à maturité , cellesqui répandent leiirs poussièressans féconder; celles enfin qui11’ont qu’une existence momen-tanée , sans aucune effusion depoussière séminale.

HOUBLON. La plante duhoublon , dont les fleurs et lesfruits sont d’un si grand usagepour la bière , est*sujette à êtreattaquée d’une maladie qui faitpérir quelquefois toulesleshou-blonnières ; les feuilles devien-nent tontes blanches, la plantelanguit et meurt. Plusieurs agri-culteurs ont attribué cet effet àune espèce de rosée qu’ils ontnommé rosée farineuse ; maisaprès l’examen qu’en ont faitde bons observateurs, ils ont re-connu que ce 11’était qu’unemultitude de petits œufs d’in-sectes qui_y avaient été déposés,et qui doivent subir leur méta-morphose. Au reste , l’expé-rience paraît avoir prouvé àquelques personnes, que si l’onmet du fumier de porcaux piedsdes houblons, ils ne sont pointsujets à être attaqués de ces in-sectes; apparemment la végéta-tion étant plus vive et plus ani-mée dans la plante, les feuillesdeviennentmoinsfavorabiesaux

insectes pour y déposer leursœufs. Cette méthode n’a pointréussi à quelques autres ; maislorsque leur houblonnière étaitdans ce fâcheux état, ils fai-saientarracher toutes lesfeuilles,conservaient leur plant, qui re-poussait de nouvelles feuilles,et leur donnait encore une assezbonne récolte.

L’industrie économique s‘at-