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que qui est entre les deux écor-ces d’une espèce de noix nom-jnée bibo, pour marquer le linged’une cduleur noire ineffaçableà tous les blanchissages, et donton use dans le pays. Le bibo estle fruit du sa tara oté , arbre desIndes, qu’on appelle plus com-munément anacarde , et dontl’amande a la forme d’un cœur.M. Hellot ayant vérifié ce fait,a trouvé que ces marques nes’effaçaient point aux blanchis-sages ordinaires ; mais que pourles toiles que l'on envoie auxblancheries, cette huile netient pas, nonplusque sur cellequi a trempé dans du lait ou quiest savonnée au savon noir. (Col.Acad., partie franç. , tom. IX ,p. 372).
II . Huile d'aspic.
Celle huile essentielle se tired’une espèce de. lavande qu’onnomme aspic de Provence ; elleest bonne à mettre en petitequantité dans les vernis blancsà l’espril-de-vin ; elle sert aussipour la peinture en émail : elleest toujours-, au moins celle ducommerce, falsifiée par un mé-lange d’esprit-de-vin, ce quilui estmoins nuisible,ou d’huilede térébenthine. Il est aisé des'en appercevoir par les moyensindiqués aux mots Falsificationdes huiles essentielles.
La raison pour laquelle cettehuile est toujours falsifiée, c’estque, quoique la lavande d’oùou la tire soit très-abondanteaux environs de Montpellier ,on on la fabrique , cependant onne pourrait pas la donner à un
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prix aussi modique, si elle étaitpure.
L’huile essenti Ile que l’onlire de notre lavande est aussibonne et plus agréabie', maisenmoindre quantité que celle deI Montpellier Lorsque l’on veutavoir pure celle de Montpellier ,Ion y parvient en la distillant dej nouveau , si elle est mêlée avecjde l’huile de térébenthine, et1 arrêtant la distillation aussi-tôtj qu’elle cesse de passer claire etlimpide; si elle e a t d’esprit-de-!vin, on en fait le départ parl’eau,sur laquelle ellesurnage etis’amasse après l’avoir laissé re-poser .Voyez,) sur l’huile d’aspic,'un mémoire de M. Geoffroy,tom. IV de la Collection Acad. tpartie franç., p. 92.
Il est nombre de semences as-sez communes dont on pourraitextraire de l’huile , soit pourl’usage de la vie, soit pour lesarts ou pour brûler. On en retirede la navette , du chenevis, dulin, du colsat , de la laine, desnoix, etc. On peut s’en procurerd’excellente à brûler,de la grai-ne du chardon à feuilles d'acan-the , ou pédane. Pour cet effet,il faut ramasser en automne lestêtes de pédane , les laisser sé-cher; en les battant ensuite, lagraine se détache ; elle est très-dure et tiès-menue ; on ne latirerait pas à froid avec les pla-ques dont 011 se sert pour obte-nir l’huile d’amandes douces.Vingt-deux livres de têtes depédane ont donné douze livresde semences, et ces douze liv.ont rendu trois livres d huile.Cette huile est pesante et ne sefige pas aisément ; mais elle