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de connaître, afin de parvenirà les dépouiller des principesqui leur sont nuisibles, et afinde conserver ceux qui leur sontavantageux.
Les huiles de colsat et de na-vette reconnaissent deux cau-ses de leurs mauvaises quali-tés; les unes sont naturelles, lesautres sont acquises: i°. la ma-turité incompletle des grainesquand ou coupe la plante ; 2 e . sila plante coupée reste troplong-temps étendue sur terre, et sur-tout dans un temps pluvieux ;3 ". si l’humidité la pénètrequand on l’a mise en meule;
si la graine portée dans legrenier a pompé l’humidité del’air, elle y rancira facilement,de même que si on lui a enlevéson écorce : ces graines rancis-sent comme les fruits pourris-sent; 5 °. si on fait chauffer lagraine avant de la mettre sousle pressoir.
On jugera facilement de cesmauvaises qualités, si on com-pare l'huile vierge récente ex-traite de la graine macérée,comme je vaisle dire, avec unepareille huile où l’on aura em-ployé la chaleur pour l’extraire,et où l’on aura négligé iesmoyens de conserver la grainesaine : ainsi, si on veut avoirune huile parfaite en ce genre,il faut détruire l’esprit recteur,qui est le principe du goût âcreet de l’odeur désagréable ( cequ’on doit bien distinguer de larancidité); il faut égalemewtdétruire la substance gommo-résineuse qui communique en-core l’âcreté. La germinationdes graines dans un terrain sa-
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blonnetix, enlève en partie Getesprit recteur ; mais un moyentoujours sûr, toujours efficace 1pour détruire les principes nui- isibles, est de faire macérer lesgraines dans une lessive alkali- (ne, qui corrige les deux sources ;d’âcreté de ces huiles.
Aprèstrente-sixou quarante- ]huit heures de macération àfroid dans cette lessive alkali- 1ne, on lavera ces graines, etensuite on les mettra pendantdix on douze heures dans uneeaü aluuée. Les eaux doiventsurnager ces graines à la hau-teur d'un pouce : après cettedouble opération , ou I.-s laveraensuite exactement dans l’eauordinaire; on les étendra, et onlesmettrasécher jusqu’au tempsoù 011 voudra les envoyerau près- ,soir. L’économie exige qu’ellessoient pressées aussi-tôt qu’ellesseront séchées, et il ne convientpas de les garder plus de_ sixmois.
Pour conserver l’huile que jvous extrairez de ces graines, 1lavez-!a; quelque temps après, Isoutirez-la de dessus son dépôt ; ;
conservez-lui son air principe ■et son air surabondant; itnpré-gnez-ia d’un air nouveau.
Pour cet effet, il faut mettredans le fond du vase, avecl’huile, une éponge trempéedans une pâte un peu liquide,formée d’un mélange de deuxparties d’alun en poudre, etd’une de craie de Champagne ,ou de toute autre terre absor-bante qui aura plus d’affinitéavec l’acide vitriolique de l’a-lun , que sa terre argillense n’ena elle-même r il se formera unenouvelle