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II faut l’étendre dans six par-ties d’eau de chaux légère, sé-parer l’huile éthérée qui sur-nage celte eau après ce mélange,la filtrer sur de la chaux lessi-vée.Cette eau déposera son prin-cipe huileux , et par la distilla-tion , on retirera et on sépareral’esprit-de-vin de l’eau dans la-quelle on l’avait mêlé ; alors ilest aussi pur et aussi inodoreque dans son premier état.
Ces huiles, ainsi corrigées,gardent pendant plusieurs joursune sensation frtîclie quand onlesgoùte,et ellesont une légèreodeur d’esprit-de-vin qui n’estpas désagréable, et qu’on peutcependant leur enlever par deslotions réitérées dans l’eau or-dinaire, si on veut les employertout de suite. Cette correctionde la rancidité des huiles, don-nerait uu bénéfice considérableà celui qui, après s’etre exer-cé , 1 entreprendrait dans legrand.
§ VI. Huile de comouilles.
Dans le journal intitulé Nou-velles de la R< publique des Let-tres et des Arts, parrn. la B/an-cherie,1^5, p. i,onlitqueM.Ca-sagrande, inédecind'ltalie, estparvenu à tirer par les procé-dés ordinaires des baies ae l’ar-brisseau, connu en France sousle nom de Sanguin ou Fauxcornouiller, une huile très-bonneà brûler, et qui remplaceraitl’huile d’olive en lui ôtant legoût et l’odeur aromatique, quine permettent pas d’en manger.On en a fait du savon plus onc-tueux, d'une odeur plus agréa- j
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ble, et qui blanchit mieux Telinge que le savon d’Espagne et de Venise . L’avantage de cetarbrisseau est de venir sans cul-ture dans les terrains les plusingrats , de produire des fruitsau bout de deux ans , et d’êtremoins délicat que l’olivier, quin’a pris son accroissement qu’aubout de 20 ans.
Suivant des observations deM. de Chancey, insérées dansla Feuille du Cultivateur, t. IV,p. 25g, cent livres de baies decornouiller sanguin, donnent54 livres d’huile ; huit onces decette huile avec G onces de laliqueur dessavonniers, donnentonze onces de savon.
Comme l’huile de cornouil*lersanguin est, ainsi que celled’olive , sujète à fermenter si onla laisse dans un lieu chaud , ondoit, pour l’enempècher,aussi-tôt que l’huile est exprimée desbaies, y ajouter de l’eau l’a-giter fortement et laisser repo-ser. L’eau dégage et entraîne leprincipemucilagineux. Lorsquel’huile est reposée, on la sou-tire et 011 la porte dans uu lieufrais. Cette huile 11 e paraît êtred’usage que pour la lampe.
( Voyez dans ce même Jour-nal, t. IV, p. 56~ , d’autres ob-servations de M. Sarlon. )
§ VII. Huile de cresson alenois.
M. Bousquet, cultivateur àla Rochefoucauld, a fait, surle cresson alenois, plante qui,par la rapidité de sa croissance,peut fournir deux récoltes parau , des estais consignés dans laFeuille du Cultivateur , lom. V #