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arbre est quelquefois sujet àêtre pris de la gomma, sur-tout dans les bons terrains, etl’on voit les plus beaux; piedsperdre subitement leurs Prun-elles; mais aussi ils ont l’avan-tage de subsister dans les mau-vaises terres , et d’y c-lre moinsattaqués de cette maladie quedans les terres substantielles.
Le micocoulier, le grand cy-tise des Alpes , les sorbiers cul-tivés, ou encore mieux; celuiqu’on appelle le sorbier des cise-leurs , et que dans le Hainaulton nomme corretlier, et aux en-virons de l’atis caclu-ne , peu-vent être destinés pour les pe-tites allées : ils ont une belletige ; leur tête prend une belleforme, leur feuillage est agréa-ble ; et celui des oiseleurs a en-core un agrément de plus, ilse charge en automne de fruitsrouges qui le rendent singuliè-rement beau , et dont les gri-ves sont très-friandes.
L’orme souffre très-bien leciseau et le croissant : on peuttondre celui à petites feuillesen boule d’oranger et palissadesbasses, et en tapis de verdure.Mais quand on le laisse venirtrop grand, les racines s’éten-dent et dégradent entièrementun jardin; il est doue plus à pro-pos de placer Cet arbre, ainsique le chêne , le hêtre et le châ-taignier aux extrémités desgrands parcs, ou aux avenues.
Les platanes d’Orient et d’Oc-cident peuvent faire des sallessuperbes dans les terreins quisont humides, sans cependantêtre aquatiques. Ces arbres ontde belles tiges, de* tètes bien
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formées, extrêmement charges
de feuilles, qui ne sont jamaisendommagées par les insectes;mais ils ne peuvent convenirCf ne dans les grandes pièces,parce qu’ils sont de tres-erandetaille.
Les mûriers blancs ont desfeuilles brillantes et d’un très-beau verd ; ils souffrent très-bien le ciseau et le croissant;mais leur fruit qui tombe, quandil est en maturité , tache le lin-ge et gâte les habits.
Le tilleul de Hollaudfi estaujourd'hui presque le seul ar-bre qu’ou mette dans les jar-dins : on en forme des cloîtres,des quinconces. La tige de cetarbre vient ordinairement biendroite; ses branches formentd’elles-mêmes une belle tète,et se prêtent nu ciseau et aucroissant pour prendre les for-mes qu’ou veut leur donner ; lefeuillage en est agréable, etbeaucoup moins sujet que d’au-tres à être eudounnagé par levent et lesinsectcs; il ne poussepoint de rejets; sa fleur répandune odeur douce et gracieuse ;mais dans les terreins secs, ilse dépouille de fort bonne heu-re. Les deux especes de tilleulvenues du Canada , que l’onmultiplie actuellement en Fran-ce , dont les feuilles sout extrê-mement larges, d’un verd gaidans l'une, avec les nervures'dela même couleur; et dans l’au-tre, d’un verd plus foncé , dontles nervures prennent un peude rouge , pourront servir parla 1 suite à la décoration des jar-dins de propreté.
Les peupliers de Virginia