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Tome troisième.
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comme ils n’ont reçu eux-mê-mes les leçons qu’ils donnentque de la pratique, cette pra-tique étant destituée des lu-mières de la physique, ces con-naissances ne sont point suffi-santes pour gouverner avecsuccès un jardin de botanique.L’illustre Linnée fait sur cetobjet, dans sa dissertation inti-tulée Horticu/tura Academica ,t. IV des Amanilates académi-es , les plus belles réflexionsd’après l’observation , et donnepour preuves les expériencesqu’il a faites.

Le grand art pour la culturedes plantes dans les jardins debotanique, est d’imiter la na-ture et de procurer à chaqueplante les avantages qu’elle re-tirai t du climat dans lequel ellecroît naturellement. Lorsqu’ontransplante un végétal, il fautl’étudier dans son état naturelpour lui donner , par le moyende l’art, un climatartificiel quilui rende ce qu’il perd du côtéde la nature ; c’est-à-dire , qu’ilfaut lui procurer une terre, unechaleur , un air , une qualité etline quantité d’eau analogues ,autant qu’il est possible, à cellesdont il jouissait dans son climatnatal ; car ce sont là les prin-cipes dont les plantes reçoiventla vie.

Les observations générales etintéressantes que nous allonsprésenter ici , vont en donnerdes preuves complètes , en of-frant un beau tableau de quel-ques phénomènes de la végé-tation.

Les diverses espèces de terrepeuvent se rapporter aux six

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qui suivent, la terre noire for-mée du débris des végétaux ,mais tres-légère ; Ia limoneuse,formée aussi des débris des vé-gétaux , maiscfui est plus liante;celles-là sont les plus propres àla végétation ; la sableuse, dansI laquel le croissent quelques plan-j tes ; la terre marneuse ; la ma-récageuse mêlée d’im sel troplâcre pour les végétaux ; le ter-Irein de craie qui, quoique très-j rigide, a néanmoins des plantes'qui lui sont affectées. ( Voyezl’article V< g tation.')

L’air qui est le second élé-ment, est différent suivant lesclimats , sur les montagnes,dans les vallées, dans les plai-nes. L’air et la lumière sont siJ nécessaires pour la végétation ,| qu’on voit les plantes des serresjse tourner vers les fenêtres. Les[plantes que l’on élève dans lesserresy deviennent plus menueset plus effilées ; et avant de lesremettre à l’air , il faut les yaccoutumer petit-à-petit , car(quelquefois le changement su-jbit les ferait périr. Rien neprouve mieux les différens ef-| fets que produit l’air sur les vé-gétaux , que les diversesheures ,

f iour ainsi dire , de la journée àaquelle certaines plantes fleu-rissent. On pourrait peut-être ,par des observations suivies,seprocurerdans son jardin comme: d es espèces d e méndiensdejleurs,ainsi que nous l’avons ditau motHorloge , végétale.

On voit croître sur les plushautes montagnes du Midi, aumilieu des neiges, les mêmes, plantes que dans les pays froids;'ce qui prouve que ces plantes