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tombe presque pas de pluie, etmême quelquefois point du tout;qu'enfin relte plante commenceà fleurir sitôt qu’elle reçoit dela pluie après une grande sé-cheresse: il tâcha donc d'imiterJa nature dans sa marche; dansl’automne de 1730, il fit mettrecelte plante dans une bonneterre, dans la serre du jardin ;il fut très-long-temps sans lafaire arroser, et ensuite il lui fitdonner de l’eau en grande abon-dance, et eut soin de faire con-server dans la serre une chaleursemblable à celle qui règne dansces climats, et ri ent enfin leplaisir de voir fleurir cette belleplante au commencement del’année, et rapporter des fruits.En prenant les mêmes atten-tions, on s’est procuré, les an-nées suivantes , le même plaisirà Lqyde en Hollande et eu An-gleterre.
Cette expérience peut donnerlieu à d’autres, et prouve quelorsque des personnes éclairéesauront examiné quelles sont lesprécautions qu’exige chaqueplan te en particulier, et qu’ellestâcheront'de les leur procurerpar une imitation prudente,leurs soins ne seront je mais sanssuccès ; les lois physiques dé-montrent que ce sont là lesvraisprincipes de l’agriculture.
Il est bon d’observer que lesplantes que l’on transporte d’1111climat dans un autre, lorsqueces climats ne sont pas d’unetempéra ttiretout-à-fait opposée,s’y naturalisent, pourainsi dire,petit-à-petit. Des plantes, parexemple, des pays méridionauxapportées en Suède ,y mûrissent
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plus tard la première année, etpar la force de l'habitude elliscroissent plus vite l’année su ; -vante. On pourrait même es-sayer à amener une plante d’tmclimat à un autre opposé, en lafaisant passer pardivers climatsd’une température moyenne, etlui donnant le temps de s'y na-turaliser; c’est ainsi qu’on pour-rait peut-être parvenir à éleverl’arbre de cire dans nos provin-ces méridionales.
Ce 11’est pas assez de donnrraux plantes la chaleur qui leurest nécessaire, il faut enrorofaire attention au temps où ellesdoivent fleurir. Quand nousavons l’hiver chez nous, dit M.Linnée, on est en été au Cap deBonne-Espérance , et l’hiver yrègne lorsque nous sommes ruété : que la plante appelée b.m-manthus ajriccmus , reste pen-dant toute l’année dans la terre,ou qu’elle soit plantée au prin-temps ou en automne, elle refleurit jamais ni plutôt ni plustard que vers Noël , temps leplus beau dans le pays ae sanaissance. On a remarqué quecette plante même, au bout decinquante ans qu’elle a été dansnos pays, n’a pas changé docette habitude, et l’on voit quela même chose arrive à la plu-part de celles que l’on a appor-tées du Cap.
Outre les serres, on a encored’autyes moyens pour élever lesplantes. Voyez au mot Couches ,la manière dont on construitdes couches qui sont échaufféespar la vapeur de l’eau bouillante.On peut encore recourir au motPlantes , § II, III, IV.