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Tome troisième.
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cette même heure : comme iln’y a que 12heures au cadran,il faut nécessairement qu’ellearrive à l’heure projettée d’oùelle est partie. Il est sensible quel’addition n’est que pour dégui-ser cette grande finesse, puis-qu’ayant déduit de l'addition lenombre de l’heure qu’il est, ilne peut jamais rester que 12 àcompter par la personne.

§ II. Jeux de cartes.

Nous avions, dans l’éditionde 1775, réuni plusieurs toursde cartes amusans ; mais depuiscette époque, ces sortes de tours*p sont prodigieusement multi-pliés ; et comme ce diction-naire est consacré plus particu-lièrement aux inventions d’uneindustrie utile qu’à des objetsde pur agrément, nous avonspenséqu’il étaitplusconvenablede sacrifier des détails frivoleset devenus volumineux, à desprocédés plus intéressans , etd’une toute autre importance.Ceux qui pourraient regretter lesacrifice que nous sommes obli-

P és de faire, trouveront dansEncyclopédie Méthodique ,Amusement dès sciences , au motCartes ; dans les Recréations Ma-thématiques <TOzanam ; dans lesRecréations Physiques et Mathé-matiques de Guyot, et autres ou-vrages de ce genre,de quoi amu-ser leurs loisirs. Nous nous con-tenterons de dire un mot surl’art de tirer les cartes, pourguérir, s’il est possible, la ma-nie de quelques personnes su-perstitieuses , qui mettent unecertaine confiance dans cette es-pèce de divination.

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N 8 . 1. Art de tirer les cartes.

De tout temps les homme*ont été avides de connaître l’a-venir. LesHébreuxavaient leursprophètes , les Grecs leurs ora-cles, les Romains leurs aruspi-ces et leurs augures ; toutes lesnations de l’univers sont plusou moins livrées à la crédulitéde 1 eurs devins. Nous avons eunotre astrologie judiciaire ,nous avons encore nos diseusesde bonne aventure. Nous nousvantons d'être philosophes , etnous faisons tirer les cartes poursavoir ce qui doit nous arriver.Il y a même tels de, nos sagesqui ont l’air de tourner en ri-dicule nos préjugés, et qui ce-pendant ne sont pas exempts defaiblesse sur cet article. J’enconnais un maintenant agité dela crainte du genre de mortviolente qui lui a été préditdans Sa jeunesse. Newton n’a-t-il pas commentél’apocalypse?D’autres font des almanachs, etprétendent prédire la pluie etle beau temps.

Nous donnerons ici, d’aprèsM. Court de Gibelin, une idéede la manière dont les diseursde bonne aventure tirent lescartes, et des pronostics qu’ilsy attachent. Nous les propo-sons , non comme un moyen delire dans l’avenir, mais commeun jeu de société propre à dé-velopper l’imagination de lajeunesse. Ce sera une occasiond’exercer et cultiver ses talensel ses dispositions pour l'inven-tion. Ce jeu pourrait fournir leshistoires les plus amusantes etles plus agréables.