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Tome troisième.
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earreau; que sur des carreauxcarrés ou en losange, son sortsera à celui de l’autre commela superficie entière du cercleest à celle du reste du carreau,et que sur des carreaux hexa-gones, son sort sera à celui deson adversaire, comme le dou-ble de cette superficie du cercleest au reste du carreau. Ainsi,pour jouer à jeu égal sur descarreaux triangulaires équilaté-raux , et sur des carreaux en lo-sange, le côté du carreau doitêtre plus grand d’un peu pliud’un quart que le diamètre del’écu : sur des carreaux carrés,le côté du carreau doit être plusgrand d’environ un cinquième,et sur des carreaux hexagones,plus grand d’environ un trei-zième : c’est d’apres ces princi-pes qu’on doit se régler pour lesparis .

Si on jouait avec une piècecarrée, au lieu de jouer avecune pièce ronde, les calculs se-raient tous différens. On peutvoir tous ces détails daus le toin.Vlldu supplément des Œuvresde M. de JBuJfon , p. 140 et sui-vantes.

N®. 2. Jeu de pair ou non.

Il n’y a guère de jeu qui pa-raisse plus égal que celui depair ou non ; cependant, si lespièces que présente celui quidonne à deviner ne sont pas encertaine quantité et prises dansun las un peu considérable, ilest certainement plus avanta-geux de dire non pair; car daustrois il y a deux impairs contreuu pair ; dans cinq, trois im-

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pairs contre deux pairs; danssept, quatre impairs contre troispairs; dans neuf, cinq impairscontre quatre pairs; au-delà leje» devient égal. Il faudraitdonc convenir que l’on prendradans la main plus de dix pièces,autrement celui qui devine se-rait obligé de faire à celui quiprésente, un avantage égal àî’exces des impairs sur les pairs,dans le nombre des pièces surlesquelles 011 aurait à choisir.M. de Mairan a fait imprimerun mémoire sur ce sujet. {M.-moires de i'Acadtmie , année1728 ; Journal des Savons, 17Ï1 ,p. io5).

N°. 5. Jeux de dds.

Beaucoup de personnes jouentaux dés, et peu en connaissentla com bi liaison , qu’il est cepen-dant très-essentiel de sa voir pouféviter d'accepter des partiesdé-savantageuses ; ce qui n’arriveque trop fréquemment à ceuxqui ne font pas réflexion que lehasard est néanmoins en quel-que sorte soumis au calcul.

Lorsqu’on joue avec deuxdés, ils peuvent, pris eiisemble ,former 21 nombres, ou bien ,considérés séparément, former5(> combinaisons différentes. Ilest aisé de voir que des 21 coupsqu’on peut amener avec deuxdés, il y en a d'abord 6 qui sontles rafles, qui 11e peuvent arri-ver que d’une façon ; tels sontles deux 6, les deux 5, les deux4, les deux 5, etc. Les 15 autrescoups, au contraire, ont cha-cun deux combinaisons, ce quiprovient de ce qu’il n’y a qu’une