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Tome troisième.
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jeu. O il demande, lorsque lesjoueurs continuent de jouer uncertain nombre de parties, sile joueur supérieur atoujours lemême avantage^-ou si son avan-tage augmente. Après beaucoupde calculs, M. Nicole a trouvéque si l’inégalité de force desjoueurs ost comme de 4 à 5 , l’a-vantage du plus fort n’est quele neuvième de ce qui est aujeu dans une partie ; mais que sion en fait 24 ou 12 rois, cetavantage devient un peu plusdes deux tiers.

Quoique cette solution soit lerésultat d’un grand nombre decalculs faits par un hnbjle hom-me, cependant je ne croîs pasqu’un joueur qui n’aurait qu’uncinquième d liabileté de plusu’1111 autre, voulut, pour ren-re la partie égale, lui fairel’avantage des deux tiers. Desjoueurs , en pareille circons-tance, calculeraientd’aprèsleurfortune habituelle , indépen-damment du calcul de l’un desdeux ; mai s s’il s’agissait dejouer ce que l’on appelle eu par-ties liées, le calcul alors est pluscertain. Le nombre pair seralus avantageux pour le joueurabile que le nombre impair ;ainsi, si c’est en trois ou en cinqparties, celui qui gagne n’ayantqu’une partie de plus à prendreque l’autre, peut y arriver plusaisément, pour peu que la for-tune le favorise ; au lieu que sic’est en quatre ou six parties, ilfaut, pour gagner, que l’un desdeux ait trois ou quatre partiescontre l’autre une ou deux, cequi fait un avantage considéra-ble pour celui qui joua le mieux,

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attendu que son calcul est ton-jours le même pendant toute lapartie, et que les chances du ha-sard se soutiennent rarementlong-temps en faveur de la mê-me personne.

Au reste, quoique l’on ne

f inisse mathématiquementfixeres choses pour lesquelles le ha-sard entre pour le tout ou mêmepour partie, cependant il estoertainqn’entredeux joueurs deforce inégale, l’inégalité de lapartie augmente en raison de sadurée. ( Journal des savans ,1735, p. 281 ).

Voyez Loteries .

§ V. Jeux de l'aimant.

Nous avons fait connaître aumot Aimant de cet ouvrage ,quelles en sont les propriétés ,dont les principales , tellesque l’attraction ,1a direction etl’opposition des pôles , font labase de ces sortes de jeux. Ceseffets , déjà magiques par eux-mêmes lorsqu’ils sont appliquésà quelques préparations méca-niques , et que la cause en estvoilée et déguisée avec art ,offrent à l'œil du spectateur des( hoses merveilleuses et surna-turelles qui captivent son atten-tion et excitent sa curiosité. Ilest nécessaire d’observer avanttout, que les corps les plus com-pacts, tels que l’or et l’argent,mis entre le fer et l’aimant ,n’interceptent point l’actionmagnétique , et qu’elle est sus-pendue par la seule terre quienveloppe la mine.