Band 
Tome troisième.
Seite
388
JPEG-Download
 

588 ' JEU

chât l'autre du vase , on rece-vrait une commotion très-vio-lente , qui se ferait sentir de latélé aux pieds.

Si, au lieu du vase qu’on aemployé dans l’expérience pré-cédente , et dans l’intérieur du-quel passe une tige de métal,on prend un matra3 ordinaire ,qu’ony adapte une virole ou unrobinet pour y faire le vuide -,lorsque cette dernièreopérationsera finie , qu’on fasse fondre laqueue de ce matras à quelquedistance de sa boule , et qu’onle ferme hermétiquementjqu’onmastique alors sur l’extrémitéde cette queue nue virolede ferblanc, nuinie d’un crochet, etqu’on le suspende au conducteurdelà machine électriquejsi l’é-lectricité est un peu forte , tantqu’elle durera , on observerades jets de feu électriques très-brillans,couler continuellementdans l’intérieur , et d’un bout àl'autre du vaisseau.

Si vous présentez le doigt à lapartie qui est directement op-posée arreol, vous ferez naîtreun nouveau jet, qui ira au-de-vant de ceux qui se sont formésd’abord ; et si vous tirez desétincelles du canon ou tuyau quisert de conducteur, tout l’inté-rieur du matras se remplira delumière diffuse et momentanée,tout-à-fait semblable à celle deséclairs.

Prenez,dit.M.l'abbé Nollet,un récipient qui ait pour .lemoins un piedlde hauteur, ter-miné pareil géuloticoinme unebouteille-; fartes passer dans cegoulot un petit matras ,.de façonque la boule se trouve dans le

JEU

récipient aux trois quarts de sahauteur: arrêtez le col dp ma-tras dans le goulot du récipientavec du mastic, et faites la jonc-tion telle que l’air ne puisse ypasser. Placez le récipient surla platine de la machine pneu-matique , eu interposant , nondes cuirs mouillés, comme onfait ordinairement, mais un cor-don de cire mplle , afin d’évitertoute humidité. Versez de l’eaudans la boule du matras jus-qu’aux trois quarts ou environde sa rapacité , et conduisez l’é-lectricité par le moyen d’un filde fer. Quand vous aurez épuisél’air du récipient, si cette expé-rience se fait dans un lieu obs-cur , ou pendant la nuit, on ob-servera ce qui suit :

i°. Le récipient se remplitd’une graudequantitéde jets defeu , qui se meuvent en serpen-tant avec une rapidité éton-nante , et cet effet dure autantde temps qu’on veut soutenirl’élerlrisation.

a 0 . Presque tous ces jets dematière enflammée ou lumi-neuseont unedireclion marquéedu haut en bas. Cependant, sil’électricité est forte , ou en voitaussi quis’éiaiicent de la platinede métal, sur laquelle le réci-pient est appliqué.

5°. En examinant attentive-ment ces jets de feu, bu en re-marque qui coulent de l’endroitoù le col du matras est joint ailgoulot du récipient, ou du mas-tic qui sert à cimenter cettejonction, et d’autresqui partentvisiblement de la bouledu ma-tras. Ces derniers paraissent for-més d’une infinité de petits