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tricité naturelle, ainsi que nousl’avons indiqué dans l’articleElectrometre . ( Voyez ce mot ;voyez aussi la 27'. et la 29 e . ex-périences ci-après ).
XXVI e . Expérience.
Araignée électrique.
. Si l’on taille un morceau deliège brûlé, de la grosseur d’unpois, sous la forme d’un arai-gnée, qu’on lui fasse les pattesde fil de lin; qu’on tnettedansle liège un ou deux grains deplomb pour lui donner plus depoids, et qu’on le suspende parun fil de soie bien délié, entreun corps électrisé et un corpsqui 11e le sera pas, ou entre deuxcorps doués d’électricités difféerentes, il ira et viendra entreces deux corps comme un battantentre deux timbres; on apper-cevra le mouvement des pattescomme si c’était une araignéevivante. En disposant les chosesavec tm peu d’art, on étonneraceux qui n’en connaîtront pas laconstruction.
XXVI I'. Expérience.
Clavecin électrique.
La matière éléctrique étaitl’arae de cet instrument, sur le-quel le P. de Làborde jouait,avec assez de précision, quan-tité de petits airs. La construc-tion de cette machine est fortsimple; la voici telle que l’au-teur nous l a donnée lui-même.Une règle de fer isolée sur desCordons de soie, porte des tim-
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breâ de différentes grosseurs,pour les différens tons : il fautdeux timbres pour "un seul ton ,parce que chaque battant frap-pant alternativement sur deuxtimbres*, produirait deux tonsdifférens, s’ils n’étaient pas ab-solument semblables. L’un desdeux timbres est suspendu à larègle parun fil d’archal, et l’au-tre par un cordon de soie. Lebattant, suspendu parun fil desoie, tombe entre deux Du tim-bre soutenu par un cordon desoie, descend un fil d’archal,dont l’extrémité est fixée en baspar un autre cordon, et se ter-mine en un anneau, pour rece-voir un petit levier de fer, le-quel repose sur une règle defer isolée. Cela étant ainsi , letimbre suspendu par un fil d’ar-chal est électrisé par la règle defer qui le porte, et l’autre , quiest suspendu à cette règle parun cordon de soie , est électrisépar la verge de fer, sur laquellerepose le petit levier.
En abaissant une touche, ouélève le levier,et ou le fait tou-cher à la verge non isolée. Dansle "même instant le battant semet en mouvement et frappe lesdeux timbres avec tant de vi-tesse, qu’il n’en résui e qu’unsonoudulé, et qui imite à-peu -près l’effet du tremblant fort del’orgue : aussi-tôt que le leviertombe sur la règle électrisée, lebattant s’arrête : ainsi chaquetouche répond à son levier ,et chaque levier à son timbre ,et on peut jouer tous les airscomme sur un clavecin.