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Tome troisième.
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environ six pouces de distanceles unes des autres , complètentla circonférence ) , vous aug-menterez considérablement laforce et la vitesse, car la rouefera alors cinquante tours parminute ; mais aussi elle ne tour-nera pas si long-temps.

D’après les essais qu’a fait M.lemarquisde Courtenvauxpourimiter cette roue électrique,qu’il regarde comme propie àexpliquer seule, et en entier lesystème de M. Francklin, il areconnu que pour réussir danssa construction , il y avait troischoses essentielles à observer;la première de bien centrer laroue ; la seconde de mettre lesballes excédant de moitié deleur diamètre celui de la roue ;la troisième de mettre des bou-les de quinze lignes sur des pi-liers de verre , quand le dia-mètre de la roue sera de dix-sept pouces.

Une observation importanteest de communiquer d’abord àla roue le moins d'électricitépossible, pour qu’elle puisse semettre en mouvement; car ilarrive que, lorsqu’on la chargetrop d'abord, l’électricité étanttrop abondante , les balles s’ar-rêtent vis-à-vis des piliers , etrestent immobiles, ou bien laroue détourne toute seule.

Ces roues pourraient peut-être s’appliquer aux carillons,et, par leurs lumières mobiles,l'eprésenter des orreries ou pla-nétaires. ( Voyez la 2 i e . et la 25 e .expérience.)

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XXX e . Expebience.

Manière d’isoler les corps pourleur communiquer une plusgrande quantité de matièreélectrique.

L’expérience a démontréque les corps qui s’électrisentpar frottement, peuvent aussiacquérir la vertu électrique parcommunication, mais qu’ils nepeuvent transmettre à d’autrescorps qui leur sont contigus,l’électricité qu’ils acquièrentpar ce nouveau procédé ; tandisque ceux qui ne s’électrisentque par communication , sonttrès-propres à transmettre cettevertu , et sont d’excellens con-ducteurs pour la communiquerà d’autres corps.

D’après ces observations, lors-qu’on veut accumuler la vertuélectrique dans des corps pro-pres à la recevoir par commu-nication , il faut que ces corpssoient disposés de manière à nepouvoir perdre cette vertu àproportion qu’on la leur com-munique ; conséquemment ilfaut les poser ou les suspendreà des corps qui ne puissent pointla transmettre à d’autres.

Cette manière de disposer lescorps qu’on veut électriser parcommunication, s’appelle iso-ler. Ainsi isoler un corps, c’estle placer sur un autre suscepti-ble d’être électrisé par frotte-ment , ou le suspendre à uncorps de cette dernière espèce.Delà les supports de résine , depoix, de cire , sur lesquels on aimaginé d’établir les corpsqu’on