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Tome troisième.
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et cette direction fut si cons* -tante, qu’on ne put la changer :le pilote prit, sans le savoir, laroute qu’il venait de faire, jus-qu’à ce que le pilote d’un autrevaisseau qu’il rencontra , lui aitfait observer l’accident surve-nu à ses aiguilles. On a vu letonnerre , en tombant dans uneboutique, aimanter plusieurscouteaux qui n’avaient jamaisété frottés sut l es pôles d’aucunaimant.

Lacroix du clocher de Char-tres , qui se trouva convertieen véritable aimant, n’acquitvraisemblablement cëtte pro-priété que par les effets de lafoudre, ou cîe la matière élec-trique des nuages qui l'avait pé-nétré plusieurs fois.

Pour aimanter une boussolepar le moyen de l’électricitéartificielle, on prend une ai-guille ordinaire de boussole quin’ait jamais été aimantée; onen ôte la chappe; on place en-suite l’aiguille entre deux lamesde verre, dont l’une soit pluslongue que l’autre, afin que lesdeux extrémités de l’aiguille,soutenue sur la plus longue,soient néanmoins à découvert :on place le tout sur une petitepresse, afin d’appliquer forte-ment les deux lames l’une con-tre l’autre ; il faut faire en sorteque l’une des extrémités de l’ai-guille touche ou cQminuniqueit une feuille de métal, sur la-quelle on placera plusieurs jar-res pour réunir unegrandequan-tité de matière électrique ; onadapte plusieurs bouts à la chaî-ne qui est suspendue au conduc-teur de la raacjjjue, afip qu’elle

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puisse, parleur intermède, cotïi-muniquer la vertu électrique àtous ces bocaux ; on les électriseassez long-temps pour les char-ger fortement; lorsqu’on lescroit suffisamment chargés, onpose l’ex lié mi té d’un excitateursur l'un des bouts de l’aiguille ,celui qui est opposé au bout,q u i co m m u n iq u e a vec les vases ;ou lire l’étincelle de la partiesupérieure de la chaîne, afin dedécharger tout-à-la-fois les bo-caux; on démonte ensuite l’ap-pareil; ou remet la chappe àl’aiguille; on la pose sur un pi-vot, et l’on observe qu’elleprend la même direction que sielle était aimaniéè. Répétez lamême expérience avec la mêmeaiguille ; ayez soin néanmoinsde la disposer en sens contraire,c’est-à-dire, de changer lesbouts qui communiquaient au-paravant avec les bocaux, afinque le feu électrique , qui doitla pénétrer , entre par l’extré-mité opposée à celle par laquelleil est entré dans l’expérienceprécédente , et vous observerezque les pôles serout changés,que le bout qui tournait au uord,se tournera au sud.

M. d’Alibard remarque, àcet égard , que le côté de l’ai-guille par lequel le feu électri-que commence à la pénétrer,esttoujours invariablement celuiqui se porte vers le nord , sousquelque direction qu’on ait faitl’expérience; c’est-à-dire, soitque l’appareil qui porte l’ai-guille ait été placé dans la di-rection du méridien, du nordau sud, ou de l’est à l’ouest;,uijü il remarque eu même-