426 J E U
alors leur attraction mutuellecède à celle qui est plus forte.
Cette expérience est en celabien conforme à celle que nousoffre la chimie, lorsqu’une subs-tance fluide, unie» une autre,l’abandonne pour s’unir à uneattire substance avec laquelleelle a encore plus d’affinité.
Dans l’expérience du bois, dela paille, du liège, ou peut re-marquer que ces substances ontplus d’affinité avec le verrequ’elles n’en ont entre elles;qu’elles dirigent toujours leurmouvement de préférence etplus rapidement du côté des pa-rois du verre, et qu’elles y for-ment une adhérence supérieureà celle qu’elles contractent]entre elles , puisqu’on les voitquelquefois se désunir pour s’at-tacher de préférence aux paroisdu verre.
Si on met sur la surface del'eau de petites lames bien min-ces decire à cacheter, ellessur-nagent, elles s’attirent récipro-quement ; mais loin de s’appro-cher et de former adhérenceavec le verre, on les voit s’enéloigner, comme si elles enétaient repoussées.
Voici une composition dontil est parlé dans le Tiaité de Lavégétation, de M. Mustel ; c’estune espèce de pétrification qui,quoiqu’assez dure , est néan-moins plus légère que l’eau , etflotte dessus comme du bois ;elle rend cette expérience biencomplette, et donne à l’obser-vateur un spectacle bien capabled’amuser ses yeux et d’exercerson imagination.
four préparer cette Gomposi-
J E U
tion, il faut laisser éteindre àl’air de la chaux, ou bien , apresl’avoir posée pendant quelquesminutes dans un panier qu’onenfonce dans l’eau, pende tempsaprès qu’on l’en a retirée, elletombe en poussière. On dé-trempe celte poussière avec dusang pur de bœuf ou de mou-ton , pour en former un mortierqui est alors fort rouge, maisqui devient d’une couleur verdâ-tre lorsqu’il est sec.
Si on remplit un verre d'eauet que l’on nielle sur la surfacedeux petits morceaux de cet tamatière, leur attraction mu-tuelle s'annonce d’abord par unpetit mou veinent, mais très-lentet très-faible; on voit ce tnou-nient s’accélérer eu ligue droitede leur tendance : la progressionde ce mouvement augmentasensiblement, et il devient très-rapide lorsqu’ils sont piéts à setoucher, et le choc qu’on leurvoit éprouver au point de con-tact, prouve la rapiditédu mou-vement et la force de l’attractionqui les a conduit et amené à lajonction.
Si, avec la lame d’un cou-teau , on les désunit, on remar-que la résistance([ii’ils opposentà leur désunion; et l'activitéavec laquelle ils tendent à seréunir, offre uii spectacle quia quelque chose d’animé, ducurieux et de récréatif, et quifournit des objets bien intéres-saus de méditation au physicienqui l’observe.
Si ou met plusieurs parties decette matière sur fcau, on lesvoit s’unir en chemin, pour ai-der avec la même célérité s’unir