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Ce savant physicien avait re-marqué qu’en faisant un feu surune planche posée solidementsur une couche de sable, deterre ou de mortier, de manièrene l’air ne pût point parveniressous, celte planche se cliar-bonnait, mais ne s'enflammaitpas. La même chose est arrivéelorsqu’il a fait du feu sous uneplanche suspendue, quand lecôté de dessus était assez biencouvert de terre grasse ou demortier, pour empêcher toutetransmission à l’air.
Rien ne s’enflamme plus fa-cilement que les feuilles de pa-pier. Il m’estcependant souventarrivé, dit M. l’abbé Mann, deprendre un livre relié, de l’as-snjétir bien fermé, de le mettreainsi au milieu d’un feu ardent.Ce corps, très - combustible ettrès - inflammable quand l’airpeut parvenir à chaque feuille,ne s’enflamma jamais et ne seconsuma que fort lentement ;de sorte que j’ai trouvé le livresans atteinte du feu , aprèsplusieurs heures qu'il y étaitresté.
Qu’on prenne une balle defusil ou un C 3 ' , liudre de plombd’un demi-pouce de diamètre,et qu’on l’enveloppe fortementde papier, jusqu’à l’épaisseurd’un quart de pouce; qu’on liele tout avec un fil d’archal ,pour empêcher la rouleau depapier de se défaire , et qu’onle mette au milieu du feu ; leplomb se fondra avant que lepapier s’enflamme et se con-sume, comme on le verra , sion le retire k l’inslaut que leplomb se fond.
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Ces diversesexpériences prou-vent qu’un corps combustible,quelqu’inflainmable qu’il soitd’ailleurs, perd son inflamma-bilité, non-seulement quaud onexclut tout nouvel air, maisaussi dès qu’on empêche effi-cacement une libre circulationà l’air par des courans, tantef-fluens qu’affluens . qui peuventtraverser en l’une ou l’autredirection le corps ou la partiedu corps qu’on expose à l’actiondu feu. Le corps ainsi exposé aufeu, se charbonnera et se con-su m era peu-à-peu, mais ne s’en-flammera pas.
Voilà le principe général surlequelsont fondées les nouvellesméthodes qu’on a inventéesen Angleterre , pour garantirles bâtimensdes ravagesdu feu.Tout ce qui bouche les poresd’un corps inflammable , de fa-çon à le rendre imperméable àl’air, l’empêche par-là de s’en-flammer , mais non pas de secharbonner ; c’est la raison pourlaquelle du bois, une toile, for-tement imprégnés de sels , soitmarins, soit végétaux ou autres,exposés à l’action du feu ,ne s’enflammeront point, jus-qu’à ce que 1e feu les ait con-sumé ou fait évaporer. Si lecorps se consume par le feuaussi vite que les sels dont il estimprégné, il brûlera à-peu-prèscomme de l’amadoue, si on euexcepte le pétillement des selsdans le feu. (Foyezle mot Bois.
§ VII ),
La direction naturelle dumouvement du feu étant de basen haut ou perpendiculaire-ment, sa plus grande et sa plus