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Tome troisième.
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I N C

Ce savant physicien avait re-marqué quen faisant un feu surune planche posée solidementsur une couche de sable, deterre ou de mortier, de manièrene lair ne pût point parveniressous, celte planche se cliar-bonnait, mais ne s'enflammaitpas. La même chose est arrivéelorsquil a fait du feu sous uneplanche suspendue, quand lecôté de dessus était assez biencouvert de terre grasse ou demortier, pour empêcher toutetransmission à lair.

Rien ne senflamme plus fa-cilement que les feuilles de pa-pier. Il mestcependant souventarrivé, dit M. labbé Mann, deprendre un livre relié, de las-snjétir bien fermé, de le mettreainsi au milieu dun feu ardent.Ce corps, très - combustible ettrès - inflammable quand lairpeut parvenir à chaque feuille,ne senflamma jamais et ne seconsuma que fort lentement ;de sorte que jai trouvé le livresans atteinte du feu , aprèsplusieurs heures qu'il y étaitresté.

Quon prenne une balle defusil ou un C 3 ' , liudre de plombdun demi-pouce de diamètre,et quon lenveloppe fortementde papier, jusquà lépaisseurdun quart de pouce; quon liele tout avec un fil darchal ,pour empêcher la rouleau depapier de se défaire , et quonle mette au milieu du feu ; leplomb se fondra avant que lepapier senflamme et se con-sume, comme on le verra , sion le retire k linslaut que leplomb se fond.

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Ces diversesexpériences prou-vent quun corps combustible,quelquinflainmable quil soitdailleurs, perd son inflamma-bilité, non-seulement quaud onexclut tout nouvel air, maisaussi dès quon empêche effi-cacement une libre circulationà lair par des courans, tantef-fluens quaffluens . qui peuventtraverser en lune ou lautredirection le corps ou la partiedu corps quon expose à lactiondu feu. Le corps ainsi exposé aufeu, se charbonnera et se con-su m era peu-à-peu, mais ne sen-flammera pas.

Voilà le principe général surlequelsont fondées les nouvellesméthodes quon a inventéesen Angleterre , pour garantirles bâtimensdes ravagesdu feu.Tout ce qui bouche les poresdun corps inflammable , de fa-çon à le rendre imperméable àlair, lempêche par- de sen-flammer , mais non pas de secharbonner ; cest la raison pourlaquelle du bois, une toile, for-tement imprégnés de sels , soitmarins, soit végétaux ou autres,exposés à laction du feu ,ne senflammeront point, jus-quà ce que 1e feu les ait con-sumé ou fait évaporer. Si lecorps se consume par le feuaussi vite que les sels dont il estimprégné, il brûlera à-peu-prèscomme de lamadoue, si on euexcepte le pétillement des selsdans le feu. (Foyezle mot Bois.

§ VII ),

La direction naturelle dumouvement du feu étant de basen haut ou perpendiculaire-ment, sa plus grande et sa plus