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ensuite lesplariches,qu’on clouesur les solives; le point impor-tant et essentiel dans cette cons-truction, est dériver les douxqui attachent les planches con-tre les solives, afin d’empêcherle feu de les soulever.
Un plancherconstruitdecettesorte , est ce que M. Hatley ap-pel le un planchercomplètementarmé contre le feu; et pourqu’une maison le soit ainsi, ilfaut que toussesplauchers soientarmés de la même manière, etavec les mêmes précautions,ainsi que tous les escaliers , euégard à la différence de leurforme. Il faut une couche con-tinue et complète de plaquesde fer entre tous les planchersde l’escalier et les solives quiles soutiennent.
Une porte est armée de ma-nière à couper efficacementtoute communication du feu,quand on a mis des plaques defer entre les doubles panneaux,plus minces qu'à l’ordinaire, etqu’on a cloué le tout ensemble,de façon qu’il ne fasse qu’uneseule porte à triple couche.
Le gouvernement de laGrande-Bretagne a été telle-ment convaincu de l’utilité decette invention, qu’il a chargéM. Hatley d’armer, suivant saméthode, les arsenaux et lesmagasinsroyauxde Portsmouihet de Plvmouth ;ce qu’il a exé-cuté en l’année 1777.
Les expériences faites sur lamaison qu’avait fait construireM. Hatley,étaient de poser unequantité considérable de char-bons de bois et de bois sec mê-lés ensemble, sur un plancher
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de sa maison armée; on allu-mait ce mélange; on le laissaitbrûler pendant plus d’une heu-re , jusqu’à ce que tous les ma-tériaux fussent embrasés. Lors-qu’on avait ôté le brasier, onobservait que le feu ne s’étaitpoint étendu au - delà de l’en-droit où il avait été posé ; il n’yavait que cet endroit du plan-cher de charbonné ; et aussi-tôtle brasier ôté, tout s’éteignait.Une cage de fer, remplie decharbon et de bois sec, brûlantavec un grand embrasement, nefaisaient que charbonner lespoutres en-dessous, à l’épaisseurd’un demi-pouce. Sur le plan-cher, au-dessus, on n’éprouvaitque très-peu de chaleur. Lefeu , placé dans le bas de l’esca-lier, ne produisit que les mô-mes effets sur les marches; lesboiseries , placées perpendicu-lairement le long des murs,brûlaient et se consumaientjusqu’en haut, sans s’étendreque très-peu latéralement.
M. Hatley a souvent éprouvéavec succès, dans ses expérien-ces, qu'un simple écran, faitde ses plaques, posé contre laporte d’une chambre en pleinembrasement, au point d'avoircalciné les bords de l’écran, lefeu n’a point pu se former depassage à travers la porte.
Comme le feu prend le plusordinairement dans les salles despectacle, sur le théâtre, M.Hatley a pensé qu’un doubleécran de plaques de fer, assezgrand pour fermer entièrementtout le devant du théâtre à l’en-droit où 011 laisse tomber le ri-deau , et qui serait fait de ma-