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poudre à canon , propre à fairecrèverla grande boite.Un tuyauadapté à la petite boîte, rece-vra une mèche pour communi-quer le feu à la poudre. Unecertaine quantité de ces boitesserait déposée dans chaque bu-reau des pompes , et lorsque lebesoin d’en faire usage arrive-rait , on remplirait la grandeboîte d’eau chargée de sel ma-rin, par un petit trou pratiquéà cet effet, et qu’on boucheraitsoit avec du linge , soit avec uupetit tampon de bois. Il n’y a pasde doute qu’en jeltant au milieud’un incendie deces boîtes,aprèsavoir allumé la mèche,l’explo-sion qu’elles feraient en crèvantécarterait la llamme, et les en-droits embrasés seraient en mê-me-temps arrosés d’une eau sa-lée, qui éteindra plus efficace-ment les incendies, que lesmoyens qu’on a coutume d’em-ployer. Les bois allumés,éteints jparce procédé, se rallument,
J dus difficilement , parce que;es matières salines ,qui uesonlipoint inflammables , en s'appli- !quanta la surface des matièrescombustibles, leur ôtent toutecommunication avec l’air, sansle concours duquel elles ne peu-vent brûler.
En 1722, des Allemands an-noncèrent qu’ils savaient étein-dre les incendies par le moyend’une certaine poudre dont ilsjettaient un paquet au milieudes flammes. Leur secret, ainsiu’on lésait par le rapport qu’ent M. de Réaumur à l’Acadé-mie , consistait à faire rouler ouglisser au milieu de l'embrase-ment un tonneau plein d’eau
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au centre duquel était une boi.ede fer-blanc qui contenait quel-ques livres de poudre à canon.Le feu prenait à cette poudiepar le moyen d’une mèche etd’un tuyau qui traversaient undes fonds de la barrique, et quiaboutissaientà la boîte de métal:l’explosiou de la poudre faisaittout crever , jettait l’eau detoutes parts sur les matières en-flammées, et faisait cesser laflamme. ( Collect. Acad ., part.J'r. , toin. V, p. 5 o; voyez, aussile Journal des Savuns , 1725 ,p.671 ).
O11 voit combien il y avait àrabattre de l’idée trop avanta-geuse qu’on se serait formée d’a-près leur annonce. Ce n’étaitplus un paquet qu’un hommeput jeter avec la main par-toutoù le feu aurait pris, c’était uutonneau plein, qu’il eût été as-sez difficile de porter à quel-que édifice élevé. Ce moyenîi'élaileffïcacecjuedans les lieuxclos et de peu d’étendue. L’ex-périence fit voir que tout cequ’onen pouvait attendre, étaitd’appaiser la flamme , et derendre l'embrasement accessi-ble , ce qui est encore un avan-tage assez considérable. Quoi-que cette invention n’ait pointun mérite aussi étendu qu’onl’attendait on qu’on l’avait pro-mis, elle peut être employéeavec succès dans plusieurs cas.Ou peut dire qu’elle est fort in-génieuse, dit M. l’abbé Nollet,puisqu’elle rassemble en elletoutes les manières c<mnuesd’é-teindre le feu ; une forte com-motion qui disperse la llammeet qui la sépare de son aliment,