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Tome troisième.
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p. i 85 ; part.fr., t. I er , p. 1*7,286, 663 ,677, el t«>m. Vi, page97), 011 a cherché à enflam-mer toute espèce d’huile, el ladécouverte en est due à M.Bouellequi, en 1747, a publiéun mémoire sur cette matière.(Voyez Collect. Acad., part.fr. ,t. X , p. 339).

Toutes les huiles essentielles ,et même celles des huiles doucesqui sont susceptibles des’épais-sir et de se dessécher le pluspromptement, telles q-ue cellesde noix , de lin et de chenevis,peu vent s’enflammer par l’acidenitreux seul; mais cet acide doitêtre concen ré au point qu’unefiole qui est remplie juste parune once d eau pure 11e puisseêtre remplie que par une once4 gros et 2 scrupules d’acide.On met uneonced'huileessen-tielle dans une petite terrine ouune capsule suffisamment éva-sée : on attache, par précau-tion , et pour éviter les écla-boussures, au bout d’une ba-guette, un verre dans lequelon met une once d’acide nitreux:on verse d’un seul jet la moitiéou les deux tiers de cet acide;il s’excite aussi-tôt u n bouillon-nement considérable à cause dela réaction des liqueurs; l’huilese noircit, s’épaissit, et quel-quefois s’enflamme : si elle 11’estpoint enflammée dans l’espacede quatre à cinq secondes, onverse de l'acide nitreux sur lapartie qui parait la plus épaisseet la plus sèche, qu’on nommevu! gai rement , à cause de saforme , champignon philosophi-que ; alors le mélange 11e man-que presque jamais de s'enflam-mer.

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Lorsqu’on veut enflammerles huiles grasses qui sont moinsdisposées à se dessécher , etmoins in flammables, telles que1 huile d’amandes, d’olives, denavette, etc., il faut mettre uneonce de ces huiles dans la 1er-rine ; on mêleensuite une demi-once d’acide nitreux avec pa-reille dose d'acide vitriolique ,l’un et l’autre parfaitement con-centrés; l’ébullition est moinsprompte et moins forte que dansles mélanges précédens ; niaislorsqu'elle est dans sapins gran-de force, on verse sur l’endroitqui parait le plus épaisune nou-velle portion d’acide nitreuxpur , qu’on doit avoir tout prêtpour cela ; alors les liqueurss’enflamment , mais l’inflam-mation est toujours moins forteet moins vive qu’avec toutes lesautres espèces d’huiles.

Ce qui doit paraître bien ex-traordinaire, c’estque l'inf ani-mation a lieu dans le vuidecomme en plein air ; car on saitquela lumière , le feu,la flam-me s’éteignent sous le récipientde la machine pneumatique.M. Deslaudes, qui en a fait l’ex-périence , dit qu’ayant, dansune machinepneumatique bienpurgée d’air, mêlé une demi-dragme d’huile de Carvi,avec une dragme d’esprit de nitrecomposé, ce mélange enleva lerécipient de verre, quoiqu’ileut plus de six pouces de dia-mètre et plus de 8 de profon-deur, et qu’il fût encore chargéd’un poids assez considérable.

Le savant auteur du Diction-naire de Chimie attribue les cau-I ses de l’inflammation au phlo-