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K.ARABÉ. ( Voyez AmbreJaune ).
K AVI AC ouKAVIAR.(Voyez Caviar).
KERMES. ( Voyez lacquè).
KOUMISS. Les Tartaresfont avec le lait de jument fer-menté, un vin qui n'est pas dé-sagréable , et dont l’usage est1 rès-sain dans plusieurs mala-dies chroniques. Le procédéconsiste à prendre du lait dejument d’un jour; on y ajouteun sixième d’eau; on met letout dans un vase de bois; on yverse, pour faire fermenter faliqueur, un huitième de laitde vache le plus sûr qu’on puis-se trouver; ce ferment peut-être suppléé par de vieux kou-iniss, et même par de la levureordinaire.
Il fautcouvrirensuitele vais-seau d’une toile épaisse, et lemettre dans un lieu dont la tem-
f iérature soit modérée. On l’yaisse reposer vingt - quatreheures, plus ou moins, selonla chaleur ; alors le lait est de-venu sûr , et une substanceépaisse est ramenée à la surface ,avec un bâton terminé comme
ceux à battre le beurre. On bat J itera jusqu’à ce que la substance 'épaisse soit bien mêlée aveccelle qui est liquide. On laisse.:encore reposer le tout pendantvingt-quatre heures , et on lerebat de nouveau jusqu’à ceque la liqueur paraisse bien ho* jmogène. C’est dans cet étatqu’on boit cette liqueur dont legoût est aigre-doux.
Bien renfermée dans des va-,ses, elle peut se conserver troismois. L’excès n’en est pas nui*,sible, et on cite des guérisonstrès-extraordinaires opérées parson usage, qui tenait lieu d’ali*ment et de boisson. Nous nedoutons pas de la salubrité decette liqueur dans les maladiesde consomption, d’épuisementde poitrine, etc; et nous croyonsqu’on pourrait très-bien sup-pléer le lait de vache à celuide jument, ce dernierne renfer-mant aucun principe particu-lier , si ce n’est que le lait devache fournit beaucoup debeurre, et l’autre très-peu.(V.Lait ) D’après quelques expé-riences, nous 11e pouvons tropinviter à faire des essais.
Fin du Tome troisième.