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mets-là fort agréable, mais aumoinsn eu fus-je pas incommo-dé. J’ai essayé depuis de le ren-dre meilleuret plus nourrissant.Le résultat de mes expériencesa été que l’eau gommée, lacolle-forte ,-le suc récent desfruits, la colle-farine et la dé-coction des racines de guimau-ve, ont également bien réussi àen faire une bonne pâte très-nourrissante. Je ne doute pasqu’en y joignant un levain etune longue trituration, on neparvienne à faire un pain mi-néral quisera.il delà plus granderessource dans un temps de fa-mine. (Voyez Journal des Sa-vans , 1678, pag. 91 , i te . édit.,et p. 5 i de la ?. e .)
Il est bien difficile de se per-suader qu’une terre quelconquesoit nourrissante; cependant ilest certain que plusieurs peu-ples, et sur-tout parmi les nè-gres , font usage de certainesfrres bolctires qui se trouventchez eux, et qu’ils regrettentbeaucoup lorsqu’ils sont trans-portés aux îles ; mais il est vrai-semblable que ce 11’est pas com-me aliment qu’ils s’en servent,et que l’effet de cette tetre estseulement de lester l’estomac etde rendre pour le moment lesforces; car si on en faisait un usa-ge unique et un peu continué, ilesta présumer qu’on tomberaitbientôt dans le. dépérissement.( Voyez le mot Terre bolaire ).
§ XI. Pain d'orge.
Dans les années où le fromentdonne peu, 011 peut employerune espèce d’orge,qui est d’une
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prodigieuse fécondité , et quipeut suppléer au froment et auseigle, lorsque ceux-ci man-quent. Cette espèce d’orge s’ap-pelle orge, nud , parce qu’il n’estpas couvert d’une écorce dure,et pailleuse comme l’orge ordi-naire. Cet orge est une espècede froment ; il en a le goût, etfait une très-bonne nourriture.Il a encore une propriété ; c’estqu’en le faisant sécher au four,il donne un gruau semblable auriz de Piémont. Deux livres dece gruau bouilli dans quatre pin-tes d’eau, peuvent nourrir am-plement dix personnes. Si oitveut le rendre encore meilleur ,on le fait cuire avec up peu deviande,
§ XII. Paim.de patate.
La patate est une plante dif-■ férente de la pomme-de-terre etdu topinambour, c’est une espècede liseron, qui se plaît de pré-férence dans les terres sablon-neuses et légères, et d.onl la ra-cine a un goût approchant decelui du marron. Cette racineest très-bonne cuite , et accom-modée de diverses manières.Ellis,aiitenrang!ais,qui a beau-coup écrit sur la culture de cetteplante , 11e fait point difficul-té de la nommer admirable ,sans pareille , et de la regardercomme la nourriture la pluspropre à tempérer l’acrirnomodu sang de ses concitoyens, età les garantir du scorbut, au-quel ils sont très-exposés, parl’usage immodéré qu’ils fontdes viandes.
On peut faire, avec les.pa.ta-