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une terre propre à fabriquer une .poterie légère et peu coûteuse,quirésistât, au feu, qui put servir Iaux divers usages de la cuisineet du ménage , et aux opérationsde l'orfèvrerie et de la chimie.
a°. De proposer un vernis sim-ple pour recouvrir la poterie des-tinée aux usages domestiques ,sans nul danger pour la santé.
Suivant le programme, les au-teurs devaient joindre à leurmémoire des échantillons de po-terie faits avec la terre qu’ilsindiqueraient, et dont les unsseraient reeonverls du vernisproposé, les autres sans vernis.En 1787, le même sujet a étéencore remis au concours. Nousignorons si ce prix a été adjugédepuis.
En 1798 ( an 6 de la républi que française ), l’Institut natio-nal a mis au concours cette ques-tion : Indiquer les substancesterreuses et les procédés propresà fabriquer une poterie communerésistante, aux passages subits duchaud au froid , et à la portéede tous les citoyens. L’institut aconsidéré que quelques nationsvoisines, qui ne font pas de por-celaine , fabriquent des poteriestrès-utiies, et dont les proprié-tés sont bien snpérieuresà cellesde France . En conséquence , ila demandé aux conçu rrensl’examen de la composition deces bonnes poteries , l’exposédes terres naturelles qui peu-vent servir à la former, ou ce-lui des mélanges artificiels sus-ceptibles de les remplacer; lamanière dont on doit traiter cesterres, soit par le lavage, soitpar la macération ou le pour-Tome V.
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rissage, pour leur donner lesqualités nécessaires; l’art de lacuisson , le degré de feu , laforme des fourneaux, et sur-toutles procédés propres à faire descouvertes sans oxidesde métauxnuisibles.
Indépendamment de la soli-dité , qualité sans doute très-àdesirer dans les vases de pote-rie, il était important qu’onrendit moins dangereux et plussalubres ceux dont on fait usageen Europe . Il y avait long-tempsqu’011 déclamait contre le ver-nis ou l'émail dont on les cou-vre, parce que cet émail, ayantpour base le plomb, se trouvele plus souvent attaqué par lessubstances crasses, âcres et pi-quantes qui servent d’assaison-nement à nos mets. LTn autreinconvénient de cet émail, c’estd’être quelquefois peu adhérentavec la terre qu’il recouvre ;dans ce cas, il se détache, semêle avec les alimens , et agitalors comme plomb et commesubstance vitreuse. Il résultede-là qu’après le cuivre , lesterres vernissées sont les vais-seaux les plus dangereux danslesquels on puisse laisser séjour-ner les alimens.
II était donc à desirer qu’auxpoteries vernissées l’industriesubstituât des poteries de grais,telles que celles de Picardie,rie Bretagne , etc. ; mais cellesde Picardie , fabriquées prèsBeauvais , ne joignent pas à l’e-vantage d’être une vraie porce-laine, très-commune à la vérité,mais précieuse par la modicitéde son prix et la propriétéqu’elle a d’ëtne impénétrable àA a