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visage et les joues, elles ontencore aujourd’hui la fureurde donner à leurs cheveux unecouleur dont elles rougiraientsi elle était naturelle.
On peut encore se procurer,avec des feuilles de rose etd’œillet, de la poudre rousseodorante , et qui n’est sujette àmil inconvénient. Il 11’y a autrechose à faire qu’à laisser com-plètement dessécher les pétalesd’œillets et de roses; ensuiteon les broie; on les réduit enpoudre impalpable ; on passecette poudre au tamis, et on lamêle avec la poudre ordinaire.Ce procédé, très-simple en lui-même , a été éprouvé avecsuccès et a parfaitement réussi.
La poudre purgée à l’esprit-de-vin, est l’amidon réduit enpoudre, et humecté auparavantd’esprit-de-vin. Cette liqueura la propriété de rendre la pou-dre plus légère, et de lui pro-curer un certain petit cri lors-qu’on la presse avec les doigts ;ce que ne fait pas l’amidon quia été réduit en poudre sans es-prit-de-vin.
Les parfumeurs, pour se con-former à la variété des goûts,font brûler de la poudre ordi-naire : cette poudre échaufféeet desséchée, au point d’avoirerdu un tiers de son poids, estroyée et tamisée. La dernièrepoudre, c’est-à-dire, celle quiest formée par les parties char-bonneuses, est plus foncée encouleur; mais ces nuances nesatisfaisant pas quelques per-sonnes, ils remontent la cou-leur avec du rocou, du rolco-tar, et autres drogues sembla-
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blés qui, mêlées avec la poudredéjà échauffée et desséchée aupoint d’avoir perdu un tiers deson poids sur Je feu, forme uncomposé très-inal-sain sur lapeau , et nuisible à la conserva-tion des cheveux.
Mais voici le moyen de fairedes poudres de différentes nuan-ces nullement dangereuses, etplus agréables que toutes cellesqui sont usitées. Dans un potd’eau de fontaine,l'on fait bouil-lir pendant une demi-heure sixonces de bois de Brésil ; onlaisse reposer et refroidir cebain d’eau rouge, et l’on enjette environ la moitié sur unelivre de poudre, de façon quela pâte que l’on forme 11c soitpas trop liquide; on étend eton divise cette pâte pour l’ex-poser à l’air où elle sèche; en-suite 011 l’écrase et on la faitpasser au tamis. Cette poudreest d’un beau jauue chamois.On remet sur le feu le restantdu bain rouge, pour y fairefondre un derni-gros d'alun,et l'ayant laissé reposer et re-froidir, 011 verse de cette dé-coction sur une autre livre depoudre ; alors cette poudreprend et conserve au sec unebelle couleur rose. Si, aprèsavoir fait bouillir trois oncesde bois d’Inde dans une pinted'eau, on y fait fondre deuxgros d’alun de Rome , il en ré-sulte un gris rose très-agréable :si, au lieu d’alun, on emploiedix-huit grains de vitriol deChypre , la poudre colorée parcette décoction est d’une bellecouleur lilas. Voici un phéno-mène digne d’attention, dit
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