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Une dissertation impriméeen 1711 , et dont le Journal desSavons , 1759, p. 700, l’ait men-tion, contient une rude criti-que de ce remède. Quoiqu’il ensoit, voici comment s’opéra laguérison dont nous venons deparler :
Une personne s’était piquéesous la langue, ce qui avait oc-casionné une hémorrhagie très-considérable; enfin le quator-zième jour on fit essai de lapoudre de sympathie. Ou pritune goutte de sang qu’on mitsur un linge, y mêlant à-peu-près autant de poudre : une per-sonne le mit, après l’avoir pliéen plusieurs doubles, dans sapoche du côté rie, la cheminéeoh il y avait du feu ; une demi-heure après, le malade sentitline grande chaleur dans la bou-che ; la personne tira de sa po-che le linge pour luidonnerdel’air, et le remit dans une po-che moins chaude ; après uneautre demi-heure, on fit, pourla seconde fois, le même mé-lange. Le sang coula encorependant sept ou huit heures,mais moins abondamment; en-suite le malade sentit un éton-nement universel qui dura uneheure : le sang s’arrêta ; la bou-che enfla vers la piquure; il ensortit une demi - cuillerée depus; la bouche désenfla, et lesang n’a pas coulé depuis. ( Col-lection Accident., part, étrang.,t. I er . , p. 5 io. )
M. le chevalier de Jaucourtn’a parlé de cette poudre dansl'Encyclopédie , que pour citerla scène plaisante de la piècede Montileury , intitulée : £a
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Fille Médecin. Nous n’aurionspas plus que lui de confiancedans l’usage de ce remède ; maisplaisanterie à part, il y a dansla nature bien des effets sur»
E renans, qu’on serait fort em-arrassé d’expliquer. C’est àl’expérience à prononcer surdes faits, quelque douteuxqu’ils paraissent par leur sin-gularité, sur-tout quand ilssont avancés par des hommeséclairés, et qui ne passaientpas pour crédules.
E11 1785, on a annoncé dansle Journal de la Blancherie,p. i5), une pondre styptiquequi 11’est point poudre de sym-pathie, mais à laquelle 011 at-tribue d’heureux effets contreles hémorrhagies.
Voyez Agaric , Coupure ,Essence styptic,ue ., Hémorrhagie .Le Journal de Verdun, août! 1746, p 9S , fait mention d’une1 poudre sympathique de M.
| Dionis , pour faire suer.
| Poudre fondante. (Voyez| Jeune physique.~ c . Expérience.')j Poudre Fulminante. Lapoudre a canon n’csl pas la seulesubstance susceptibiede déton-nation ; nous avons parlé , aumot Or fulminant, des effets decette derniere composition ,qu’il 11e faut pas confondre avecI la poudre fulminante dont iLs’agit, et dont voici le procédé,j Vous prendrez séparément trois• parties de salpêtre fin et bien| séché, deux parties de sel al-kali de tartre, et broyez bienchacun d’eux dans un mortier;ensuite trilurez-les ensemble,j en y ajoutant une partie ou un! peu plus de fleurs de soufre :