368 POU
sidérable qu’un coup de canon;il y aurait même du danger ase trouver trop près d'un grosde cette poudre lorsqu’il ful-mine ainsi. Voyez dans le pre-mier cahier du Journal de Phy-sique de 1785, l’explication quedonne M Chaptal de l’effet decette poudre. M. Ingenhoutz,dans son ouvrage intitulé Nou-velles expériences etobservationssur divers objets de physique , im-primé en 1785, attribue la dé-tonnation de la poudre fulmi-nante à l’éruption subite dugaz inflammable et du gnz dé-phlogistiqué, préliminairementincarcérés et enchaînés dans lesbulles tenaces d’un foie de sou-fre en fusion pâteuse.
Poudre sternutatoirb.Lrpoudre sternutatoire, qui peutêtre bonne pour décharger lererveau, se prépare avec desfeuilles sèches de bétoine, demarjolaine, de fleurs sèches demuguet, de chacune un gros ,et de feuilles sèches de cabaretun demi-gros, que l’on réduiten poudre et que l’on passe en-suite dans un tamis. Ce sternu-tatoire est assez fort, sur-tôulà cause des feuilles de caba-ret qui entrent dans sa compo-sition.
La poudre que l’on a débitéedans Paris , sous le nom de pou-dre capitale de Saint- Ange, n’é-tait faite qu’avec une once d’a-sarum ou cabaret en poudre , àlaquelle on ajoutait un scrupuled’ellébore blanc: on pulvérisaitséparément chacune de ces subs-tances, et 011 en formait cettepoudré, qui , à la vérité, pro-duisait plus d'effet que la pou-
P O U
dre précédente, à cause de l’et- .lébore blanc qu’on y mettait : ion en faisait usage comme dit ;tabac râpé; mais on u’en pre- inait qu’une petite quantité d’a-bord pour sonder ses effets ;cette poudre faisait éternuer ;les secousses qu’elle occasion-nait faisaient un ébranlementdans la tête , qui produisait unrelâchement et un écoulementd’eau : elle déchargeait la tête;mais elle était sujette à occa-sionner de l’enchifrénement : la-poudre précédente est beaucoupplus douce.
Poudre végétative. Voy.Fumier.
POULES. Il y a des tempsoù l’on voit régner sur les poulesdes maladies qui en font mou-rir un très-grand nombre ; ces ,maladies peuventétre de naturedifférente , suivant la tempéra-ture des années et les diversessaisons. On a vu, dans certaines icirconstances, garantir les pou-les de ces maladies épidémi-ques , en mettant quelques !gousses d’ail dans l’eau qu’on:leur donne à boire , eu parfu-mant le poulailler deux fois parsemaine avec de la graine degenièvre ou autres herbes aro-matiques, ou en y suspendantun sachet formé d’une onced’assa -fœtida, d’un gros de cam-phre , d’un gros d’ail, de qua-tre onces de genièvre; le toutréduiten pâte avec du vinaigre.Quelquefois ou met dans leurnourriture un peu de manne etde thériaque , et un peu de fleurde soufre dans leur eau. Dans lamaladie où la tète des poules ouautres volailles enfle, on les