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raisons, eu les couvraut d’en-grais. Il a observé que les plan-tes qu'il est intéressant de dé-truire, poussent profondémentleurs racines; que les bonnesétendent les leurs à la surfacedu terrein ; et que lorsqu'ellestrouvent un sol favorable à leurdéveloppement , elles s’oppo-sent à la végétation des autres,ets’emparentdes places qu’ellesauraient occupées.
M. le Gentil propose deuxautres moyens d’améliorer lesprairies, qui rendraient le re-nouvellement par le labourmoins nécessaire. Il voudraitqu'à l’exemple des bergers deBrie et de Flandres, les nôtresmarchassent devant les trou-peaux armés d’une houlette enforme de sarcloir, avec laquelleils couperaient et jetteraient auloin les plantes dangereuses ouinutiles. Il voudrait encorequ’àl’aide d’une bêche,on arrachâtces plantes avec la motte, qu’onles enlevât ensuite, qu’on mîtà profit les taupinières ,etqu’a-près avoir étendu la terre queI**s taupes ont ameublie en lasoulevant, on y semât de bon-nes graines , ou mieux encoreon y transplantât des touffes debonnes plantes , qu’on auraitélevées dans des planches dejardins destinées à cet usage.Une réflexion bien sage de l’au-teur, est qu’il y a une distinc-tion importante à faireentre lesprés et les pâturages ; que tousles soi'ds à prendre pour amé-liorer les prés , seraient mal-à-propos étendus aux pâturages ,parce que leurs suecèspourraientà la longue détruire sans retour
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des plantes nécessaires en qua-lité de médicainens ; que d’ail- ileurs les animaux, instruits par jleur instinct, y trouvent sou--!vent des remèdes capables deprévenir ou de guérir leurs ma-ladies , et ne mangent jamaisles plantes dangereuses , quelorsqu’ils sont pressés par la ‘faim circonstance qui devien- •dra de plusen plus rare , quandune culture bien entendue desprairies en assurera la fertilité.
M. Bouvier, dans son v< yageau département de l’Arriège( ci-devant comté de Foix) , avu d’excellens effets de la mé- <thode qui y est pratiquée , de ,bêcher les vieilles prairies.Cetteopération se faitenautomne.il :faut que les dents de la herse ;soient très-coupantes , afin de jne pas arracher les racines.L’auteur rein arque que ces plan- !tes étant slolonileres , la dent Iqui divise leurs racines en for-me autant de marcottes, et aug-mente par-là le nombre des 'plantes. Les prairies se trouvent jpar ce moyen renouvellées eten excellent rapport. ( Bulletinde lu Société Philomatique , oc-tobre 1791. )
§ I er . Prairies artificielles,
a Les papiers publics, dit leJournal de la Blancherie , 1786,p. 468, ont annoncé une mé-thode nouvelle pour faire dufoin avec des prairies artifi-cielles ; quelle est-elle? » Tousles agriculteurs conviennent dela nécessité des prairies artifi-cielles; mais ils ne sont pas éga-lement d’accord sur les plantes