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encore mieux dans le bocalmême. Le syrop étant à demirefroidi, on y ajoute de l’eau-de-vie à raison de trois demi-septiers par livre de fruit: onremue bien le mélange, on leverse par-dessus le fruit dansle bocal, que l’on bouche bienavec du liège et un parcheminmouillé par-dessus. Ce fruit pré-paré de cette manière se con-serve deux ans.
On trouve dans le Journal Po-lytype, t. II, p. 184, la manièrede préparer les prunes de Bri-gnoles.
PUCERONS. Les chèvre-feuilles et les pêchers sont quel-quefois couverts de pucerons ,qui s’attachent aux jeunes bran-ches, en sucent la sève et lesfont périr. On a éprouvé avecsuccès qu’on les faisait mouriren les aspergeant avec de l’eaude savon. Pour cet effet , 011prend une livre de savon noirqu’on fait dissoudre dans dei’eau chaude, et on mêle cetteeau dans un quart de muidd’eau froide: on arrose les pu-cerons avec cette eau de savon,et on réitère plusieurs fois tantqu’on revoit de nouvelles colo-nies de ces insectes.
On prétend cependant quel’eau de savon tache ou mêmegâte les fruits.
Un agronome a fait publier,dans les Affiches de Marseille ,1111 moyen qui lui a parfaite-ment néussi pour détruire lespucerons qui nuisent aux arbresfruitiers et aux fruits. Il s’estservi d’une seringue d’étain ,coiffée d’une pomme à milletrous , et adaptée au moyen
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d’une vis; il !’a remplie d’une 1eau de chaux bien éteinte, danslaquelle il a détrempé environ 1line poignée de mauvais tabac 1en poudre sur deux pots d’eau, 1et en a arrosé les arbres atta-qués de ces insectes; la verminea péri, les arbres ont poussé dubois, et leurs fruits ont grossi.]Quatre ou cinq jours après l’in-jection de la chaux, il a arroséles mêmes arbres avec la se-ringue remplie d’une eau claireJCeux qui voudront avoir re-^cours au même procédé, aurontjattention que la pomme de laseringue soit un peu applatiefcar cet agronome a reconnu quela sienne péchait par trop deconvexité. 1
PUCES. U y a plusieurs es-jpèces de ces insectes. La pucedomestique , celle qui noussuce et fait le tourment deschats, des chiens, celle don!on trouve la figure dans lesixième volume des planche^de l’ Encyclopédie , planche 83du règne animal, celle qui s’atJtache particulièrement ausfemmes et aux enTans, et dontla piquureest très-sensible, es!un ennemi d’autant plusincoiiïmode , qu’il échappe très-les-tement. Le Journal de Verdun jjuin 1705, p. 4 !d- et octobre1738, p. 277, a annoncé unepommade contre les puces.
Puces de terre. Ce sont d<petits coléoptères qui sauten!comme des puCes , et qui mu!tiplient si prodigieusement'u’ils dévorent les jeunes plante choux-fleurs, de raves,et d eiautres légumes potagers, surtout dans les mois de juillet e