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Economique, un remède très-simple, et qui soulage merveil-leusement dans ces maladies ;c’est un cataplasme fait avec dela mie de pain et du lait , au-quel on ajoute un peu de cer-feuil : onappliquece cataplasmele plus chaud qu’il est possiblesur la partie malade.
Les Américains ont un re-mède qui paraît mériter beau-coup de confiance ; il consiste àprendre deux gousses d’ail, ungros de gomme ammoniac, j mê-lez et broyez le tout ensemble ;partagez la masse en deux outrois bols avec de l’eau bienpure, et avalez-en une le soiret une autre le lendemain ma-tin. Dans le temps que vous fe-rez usage de cette recette, vousboirez une infusion de sassafras,que vous ferez extrêmementforte, ayant soin d’emplir lathéière de morceaux de ce bois.On a toujours remarqué que ceremède faisait évanouir les rhu-matismes et même les contrac-tions des articles , pour peu detemps qu’on en fît usage. Il esttrès-renommé en Amérique , eton en a acheté le secret. ( Voy.le mot Electricité ; voyez aussil’article Goutte ').
RHUME. Les remèdes sim-ples sont toujours inléressansàconnaître ; en voici un qui portece caractère. On a vu des rhu-mes très-opiniâtres guérir enmangeant le soir une rôtie àl’huile. Une cuillerée de bonnehuile d’olive, prise le matin etle soir, a guéri aussi des rhu-mes de la plus grande opiniâ-treté. On sait que Charles Rai-gerus employa avec tout le suc-
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cès possible, dans un rhumeépidémiqueaccompagné decra-chemens de sang, de l’huile delin. Gesner recommande, dansla pleurésie, cette même huile,dont quelques cuillerées ontarrêté des crachemens de sang.( Voyez Enrouement ).
Comme nous nous sommesfait une loi de ne point parlerdes maladies dont le traitementdoitetre abandonnéauxofficiersdesanté, nous nedironsrien icid’une machine connue sons lenom de respirateur, de l’inven-tion de M. Mudge , r.hirjjrgienà Plymoutli, et qu’il indiquecomme remède contre la touxcatharale et le mal de gorge Ontrouvera quelques détails surcette machine dans le Journalde la Blancherie , 1779, p. 147 ;•780, p. 90; 1785, p. i 5 g, et1786, p. 5 11. Nous ne parleronspas non plus d’un ouvrage ano-nyme anglais , sur le régime àsuivre pour prévenir les suitesd’un rhume négligé.On en trou-vera la notice dans le mêmeJournal de la Blancherie, 1786,p. 5 11.
Voyez dans le Journal de Pa-ris , du ao janvier 1 780 , des ob-servations sur un rhume auquelon donnait alors, dans les so-ciétés , les noms de grenade etde coquette.
RIVIERES (débordementdes). Les batardeaux, les van-nes, les écluses, employés uti-lement, soit pour détourner lecours d’une petite rivière, soitpour donner plus de force aucours de l’eau qui met en mou-vement des moulins, occasion-nent quelquefois de* déborde-