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grandeur médiocre, et pourque la couleur en soit assezforte. Les vases de moindregrandeur en demandent davan-tage, les plus grands en exigentmoins; alors la moitié de ladose de poudre qui a été pres-crite suffit. Il est donc à pro-pos de consulter la nature desouvrages que l’on a à faire,afin de rendre la couleur plusou moins foncée : cela dépendde l'intelligence de l’ouvrier.
BUCHES. La république desabeilles est un spectacle dignede tout observateur philoso-phe. Le résultat de leurs tia-vaux est un objet non moinsdigne de l’attention du culti-vateur économe. C’est pour luiqu’elles vont dérober le sucdes fleurs ; c’est même pour luiqu’elles . se construisent unedemeure si ingénieusementcompliquée ; mais la manièredont il s’empare de leurs tré-sors est destructive et barbare.Elle tend à anéantir la race deces précieux insectes Je n’en-treprendrai pas de faire la des-cription des différentes espècesde ruches. Pour avoir des dé-tails à cet égard, on ne peutmieux faire que de consulterl ’Encyclopédie MéthodiqDic-tionnaire d'Agriculture , t I ,p. 552 . Bornons-nous à quel-ques inventions modernes.
§ I er . Formes des ruches.
En 1772 , M. de Saint-Eoy aprésenté , à l’Académie dessciences , une nouvelle cons-truction de ruches en bois. Leurobjet est de préveuir les incon-
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venions qui résultent de l’u-sage des ruches ordinaires; defournir un moyen sûr de logeret d’élever les abeilles; de leslaisser multiplier autant qu’onle jugera nécessaire ; de facili-ter l’accès de leurs ruches etle larcin que nous leur faisonsd’une pai tie de leur subsistance ;d’en éloigner les i nsectes , leursennemis , etc. Tous ces objetsimporlans se trouvent remplispar la seule construction desruches de bois, et par la ma-nière d’y gouverner les abeilles.Cette construction consiste entrois coips de boîte de sapincarrés, longs d’un pied et de-mi, larges et hauts de huitpouces en-dehors ; partagés in-térieurement en deux partieségales, par une cloison verti-cale placée en travers, ou dedevant en arrière , et qui aune ouverture en sillon hori-zontal , de trois à quatre lignesde largeur sur toute sa lon-gueur dans sa partie supérieure,qui se ferme par une plaquede fer-blanc glissant dans unecoulisse: on pratique deux pe-tites ouvertures pareilles , àcoulisse, sur l’une des moitiésde chaque boîte. Les troisboîtes sont construites de mê-me, avec cette différence quel’une des trois doit avoir sesouvertures à gauche, afin depouvoir s’accorder , en s’unis-sant à l’une des deux autres ,qui les auront à droite. Chaqueboîte a, outre cela, deux por-tes carrées , une à chaque di-vision , de trois pouces de lon-gueur sur un pouce de hauteur,qui se ferment avec deux pe-