D’A R T I L L Emétal affamé 3 & les piecessaigneront fur l'affût qui doitêtre tout des plus extraordi-naires.
II.
Ce calcul ejl établi fur unesupposition fauffe, & l’on veutéblouir par là : car en premierlieu , il n ejl pas vrai que lalivre des pieces de fonte re-vienne à z 8 fols, on p eut voirdans la fuite de cet Ouvrage 3au Titre IX des Fontes &Fonderies 3 qu il a été destemps o à elle n ejl par reve-nue à 21 fols , puisqu’unepiece de 33 , pejant 6 mil-liers , ne coûtoit que 6280 L
En second lieu 3 la piece defer forgé d’un pareil calibteque celle de fonte pefera tou-jours un cinquième davanta-ge, puisqu une piece de 24 defonte ne pej'e que ò milliers ouòioo livres ; & qu une piecede fer de même calibre pefe bmille y à 800 liv.
En troisième lieu , il fautremarquer que ce font 12 folsla livre que coûtera la piecede fer forgé, quand celle de ferfondu ne reviendra qu à deuxfols.
En quatrième lieu 3 il fautfaire réflexion que dl une piecedejèr crevée l’on n en retirera
RIE. I. Par t. ^pèseront pas davantage, fieporteront deux fois plus loinde quelque calibre que SaMajesté les veuille faire fa-briquer.
II.
Ils ne coûteront pas lcquart tant que ceux de fonteverte ; cela gît en fait. Onfuppoíe un nombre certain,par exemple, cent canons defer forgé,pesant l’un portantl'autre, 4 milliers de fer ;& quatre cens milliers en to-tal , ne reviendront à raisonde 12 fols la liv. qu'à la som-me de deux cent quarantemille livres : & pareil nom-bre de canons de fonte vertepesant au moins six censcinquante milliers, fur lepied de vingt-huit fols la li-vre , reviendront à neuf censdix mille livres. Ainsi ce fe-ra fur cette quantité íeulesix cens soixante dix millelivres d’épargne. .
/ >
0YA f -
/
Cl'